Visite de Victoria de Suède
Mardi 28 septembre, le chef de l’État et son épouse accueillaient la princesse Victoria de Suède et son époux, le prince Daniel, à l’Élysée. L’héritière de la Couronne a choisi la France pour son premier voyage officiel de jeune mariée, à l’occasion du bicentenaire de l’accession au trône de Jean-Baptiste Bernadotte, un maréchal d’Empire devenu roi de Suède.
Depuis la suppression de la loi salique il y a trente ans, Victoria Ingrid Alice Désirée Bernadotte est la princesse héritière du Royaume de Suède. Première fille du roi Carl XVI Gustaf et de la reine Silvia, « Son Altesse royale la princesse héritière Victoria de Suède, duchesse de Västergötland » n’est cependant pas pressée d’accéder au trône, car le roi reste son père, comme elle le rappelait récemment, lors d’interviews précédant son arrivée à Paris, fin septembre 2010. Née en 1977, la princesse Victoria a étudié aux États-Unis (Yale) et en France (Angers). Et, c’est alors qu’elle achevait à Paris sa formation par un stage au sein de la Mission économique, qu’elle allait rencontrer son futur mari, Daniel Westling, professeur de gymnastique finalement accepté par la noblesse comme étant le choix de la princesse. Fiançailles annoncées par le Palais royal le 24 février 2009 et accordées par la Chambre basse du pays : le couple se marie le 19 juin 2010. En son épouse, le prince Daniel voit une personne « sincère », raison suffisante pour qu’elle accède un jour au trône : « Tous les Suédois savent que son image correspond vraiment à ce qu’elle est en réalité, déclarait récemment l’élu de son cœur au journal L’Express. C’est un être authentique, empathique, dévoué à son rôle. Lorsque, le jour de notre mariage, nous avons traversé Stockholm en carrosse, ce lien d’affection entre la population et la future reine était palpable : 500 000 personnes s’étaient déplacées, car elles voulaient partager avec elle ce bonheur. Par la suite, j’ai lu des rapports de police qui décrivaient l’absolue sérénité de cet après-midi-là. Il n’y a pas eu le moindre incident, pas la moindre bagarre, pas la moindre tension. Ce n’est tout de même pas un hasard. »

L’intéressée, qui a profité de son pèlerinage en France sur les traces de son illustre aïeul (Pau, Savigny-le-Temple, Sceaux…) pour visiter un internat d’excellence à Cachan (Val-de-Marne), destiné aux élèves méritants des milieux défavorisés, admet, quant à elle (L’Express) : « Devenir souverain est une mission que l’on reçoit dès l’enfance, sans l’avoir choisie. Cela implique beaucoup de responsabilités. Je l’ai acceptée, en toute humilité et en sachant ce que je faisais. Sans doute la principale difficulté de ma tâche tient-elle au manque de temps. Car je suis amenée à rencontrer un nombre incalculable de personnes. Cela me permet d’être en contact avec toute la société, dans sa diversité, ce qui est fascinant. Mais il faut apprendre à gérer ses émotions. L’on aimerait pouvoir aider tout le monde… et l’on termine la journée avec la mauvaise conscience de n’avoir pas pu le faire. »



