Visite de l’Aquila
Michelle Obama et Carla Bruni assisteront-elles au sommet du G8 se déroulant en Italie? Cette question, quatre universitaires la posent à trois semaines de la réunion des plus grands chefs d’État et de gouvernement dans les Abruzzes. Dans une pétition, elles appellent les épouses des dirigeants membres du G8 à boycotter le sommet, reprochant au président du Conseil italien « sa politique de recrutement à des postes officiels ainsi que son attitude et ses discours sexistes qui portent atteinte à la dignité des femmes dans la sphère publique ». Carla Bruni-Sarkozy ne participera pas à la visite de Rome organisée par Silvio Berlusconi pour les conjoints des participants au G8, pas plus qu’à la visite groupée à l’Aquila. Vendredi 10 juillet 2009, elle se rend, seule, sur les lieux sinistrés de l’Aquila, dont un tremblement de terre a fait au printemps près de 300 morts et 73 000 sans-abris — 24 000 sont alors encore hébergés sous des tentes. Visitant l’église Santa Maria di Suffragio, emblématique de la capitale des Abruzzes, la femme du chef de l’État annonce la prise en charge par la France de la réparation pour moitié du dôme de l’édifice, soit 3,2 millions d’euros. Elle fait un don personnel de 50 000 euros à l’hôpital San Salvatore de l’Aquila, qui servira à l’achat d’un incubateur, plus précisément destiné aux soins pour les nouveau-nés les plus fragiles. Il Giornale, journal conservateur de Paolo Berlusconi (frère du président du Conseil italien) s’indigne et accuse « celle qui ne se mélange pas avec les autres ». Quelques jours plus tôt, dans une interview au Guardian, Carla Bruni appelait les dirigeants du G8 à conserver leur soutien aux programmes de santé en Afrique. « Cette révolution commence à transformer l’Afrique, cependant la plupart des progrès réalisés dans la réduction de la pauvreté au cours des décennies passées est menacée par les effets de la crise économique mondiale », déclarait-elle, avant d’ajouter : « Les investissements en matière de santé réduisent les inégalités, et dans une période de difficultés économiques, ils sont plus importants que jamais pour préserver la stabilité sociale. »


