En août 2009, Aung San Suu Kyi a été condamnée à une nouvelle peine de dix-huit mois d’assignation à résidence pour avoir laissé un Américain séjourner chez elle.

Figure emblématique de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), Aung San Suu Kyi, fille du leader de la libération birmane assassiné en 1947 par ses rivaux, est la plus fervente opposante à la junte birmane. Depuis les élections de 1990, qui auraient dû lui offrir le poste de Premier ministre (élections finalement annulées par le pouvoir en place), elle aura passé treize années privée de liberté. A nouveau condamnée, elle sera exclue du paysage politique pour les élections que la junte entend organiser en 2010. Ce procès se tenant à huis clos dans une prison au nord de Rangoun survient quelques jours avant l’expiration de son assignation à résidence, le 27 mai 2009. Alors que s’ouvre son procès, neuf Prix Nobel et de nombreuses personnalités telles que Jane Birkin lui apportent leur soutien. Lundi 16 mai 2009, alors que se tient une manifestation à Paris, Carla Bruni-Sarkozy, dans une « lettre ouverte au gouvernement de Birmanie », demande la libération de Aung San Suu Kyi. « Nous savons désormais qu’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, risque d’être condamnée à nouveau à une peine d’emprisonnement qui, compte tenu de son état de santé, menace sa vie même. (…) Au-delà de la situation politique en Birmanie, je profite de la position qui est la mienne et de l’écho dont cette lettre pourrait bénéficier pour me faire le porte-parole de tous ceux, dans mon pays, qui trouvent intolérable le sort réservé à cette femme. » Depuis le 7 mai 2009, Aung San Suu Kyi et son médecin personnel sont emprisonnés pour des raisons inexpliquées par les autorités birmanes. L’état de santé Aung San Suu Kyi s’est détériorée. Elle souffre d’hypotension et de déshydratation.