A-Z DE CARLA BRUNI

s
Sœur Sourire
 

Sœur Sourire

Surnom gentiment moqueur (septembre 2008)

En septembre 2008, Michèle Stouvenot dans Le Journal du dimanche : « Carla Bruni, c’est louve ravie, Bernadette Soubirous sortant de la grotte, Blandine vierge et martyre, une Sœur Sourire bis. » Avec Sœur Sourire, chanteuse belge révélée en 1963 avec le single Dominique, on pourrait effectivement établir des parallèles : une guitare, des chansons d’auteure-compositrice, des premières places au Billboard, un rayonnement international… Sœur Sourire et Carla Bruni ont-elles d’autres points communs ? Certes, une même fascination entre en résonance si l’on en juge par les ouvrages consacrés depuis peu à l’ancienne Dominicaine au destin tragique : le roman Sister Sourire paru début 2009 chez Léo Scheer tout juste avant un biopic avec l’actrice wallonne Cécile de France (Sœur Sourire). Mais les deux parcours ne suivent pas la même chronologie. Après une carrière de mannequin et de chanteuse bousculant les codes, Carla Bruni, mariée, met sa notoriété au service de l’humanitaire (ambassadrice du Fonds mondial contre le sida). Après le succès de Dominique (les droits comme la propriété de son nom revenaient à l’ordre des Dominicains), Sœur Luc-Gabriel quitte le couvent de Fichermont (Waterloo) et entame une seconde carrière. Telle une Ziggy Stardust à rebours, Luc Dominique, libérée, vit enfin sa vie et chante :

« Il est certain sourire

Qu’il faut démystifier,

Portrait un peu rapide,

Portrait inachevé.

Si cet autre visage

Étonne certaines gens,

Qu’ils vénèrent l’image

Du sourire d’enfant.

Elle est morte, Sœur Sourire. »