Territoires palestiniens

Région du Proche-Orient / Visite officielle (22-24 juin 2008)

Trois semaines avant le lancement de son projet d’Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy, président imminent de l’Union européenne, se rend en Israël et dans les territoires palestiniens. Alors que le processus de paix marque le pas, cette troisième visite d’un chef d’État français en Israël montre la volonté d’un renouveau dans les relations franco-israéliennes, en continuité de la venue de François Mitterrand appelant en 1982 à la création d’un État palestinien. Point d’orgue, le discours de Nicolas Sarkozy à la Knesset (le parlement) : « Si je suis ici, c’est parce que je suis plus que jamais convaincu que la sécurité d’Israël ne sera vraiment assurée qu’avec la naissance du deuxième État, l’État palestinien. » Plaidant pour le gel de la colonisation israélienne, y compris à Jérusalem qui, selon lui, « a vocation à devenir capitale des deux États », le Président estime qu’« Israël doit maintenant faire plus pour que la situation change sur le terrain et que le quotidien de la population palestinienne s’améliore. La levée de check-points significatifs est essentielle dans ce cadre afin notamment que l’économie puisse redémarrer ». Durant son séjour, le couple présidentiel se rend en Cisjordanie, où Nicolas Sarkozy rencontre Mahmoud Abbas. Avant de visiter, avec son épouse, la basilique de la Nativité, édifiée sur le lieu de la naissance du Christ, le président français déjeune avec le président de l’Autorité palestinienne, pour signer une déclaration concernant le lancement d’une zone industrielle franco-palestinienne à Hindaza (région de Bethléem). Durant ces trois jours clos par un dîner donné par Shimon Peres dans sa résidence de Jérusalem, le couple aura également visité le kibboutz Ein Gedi. En rive de la mer Morte, ses palmeraies sont menacées par l’affaissement du sol provoqué par le recul des eaux très salées. Shimon Peres présente à ses hôtes son projet d’un canal reliant la mer Rouge à la mer Morte, pour éviter l’assèchement de celle-ci.