Orange rouge (L')
Association d’insertion par l’art contemporain (Paris) / Soutenue par la Fondation (2010)
Diplômée des Beaux Arts de Paris, Corinne Digard, après avoir travaillé dans la pub (Saatchi & Saatchi, DDB, McCann Erickson) et l’art contemporain, décide en 1994 de monter une association pour la promotion de l’art contemporain auprès d’enfants et d’adolescents touchés par un handicap. C’est L’Orange rouge, à Paris. Sollicitant des profs de l’Éducation nationale et des artistes prometteurs ou de renom (une vingtaine par an), l’association de Corinne Digard, qui entre-temps est intervenue comme art thérapeute en hôpital avec l’association Tournesol, propose des interventions pédagogiques et des rencontres créatives avec des enfants suivis en UPI (Unités pédagogiques d’intégration : des classes ayant des dispositifs d’intégration pour les personnes handicapées) ou en IME (Instituts médico-éducatifs). L’ensemble des activités de l’association touche près de 140 enfants en UPI, 30 en IME et 50 en difficulté scolaire (SEGPA). Ils ont entre 11 et 16 ans. Ce sont des programmes de 50 heures, hors temps scolaire pour la plupart, à raison de 2 heures par semaine. Comment s’établit un projet ? Un artiste présente son travail, un dialogue se noue avec les enseignants référents de l’UPI et les enfants. De là naît un projet, qui conduira à la réalisation d’une œuvre. Les œuvres évoluent en fonction du style de l’artiste, de ses matériaux, et surtout en fonction du contact avec les enfants et les enseignants. À la fin, une exposition collective présente les œuvres des enfants. Tout au long de ces séances, des sorties culturelles auront été organisées en parallèle, en relation avec l’atelier.




























