Lagerfeld (Karl)
Icône de la mode / Crée un déguisement de princesse et une robe de poupée pour le magasin Le Nain Bleu au profit de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy (décembre 2009). Commandeur de la Légion d’honneur (juin 2010)
Parce qu’il a de l’esprit et du génie, Karl Lagerfeld est plus que le directeur artistique de la maison Chanel, c’est une des dernières icônes de la mode. Né à Hambourg, cet homme au look dandy inspiré par deux figures iconoclastes du Weimar des années 1920 (Walther Rathenau et Harry Kessler) s’est révélé à sa passion en arrivant à Paris au milieu des années 1950 : après un premier prix du concours du Secrétariat international de la laine organisé par la marque Woolmark (ex æquo avec Yves Saint-Laurent), Karl Lagerfeld devient l’assistant du couturier Pierre Balmain. Après un passage chez Jean Patou, il gagne son indépendance et travaille pour la maison Chloé et Fendi, dont il crée le logo. Tout en collaborant avec la maison Chanel, il crée sa propre marque, Karl Lagerfeld. Ses passions étant aussi les livres et la photographie, il ouvre la galerie la Lagerfeld Gallery ainsi qu’une librairie et une maison d’édition sous le nom de Librairie 7L. Mais le meilleur ambassadeur de Karl Lagerfeld reste Karl Lagerfeld lui-même. Après avoir entrepris un régime draconien (42 kilos perdus en treize mois), il s’impose comme ce personnage haut en couleur, toujours habillé de noir et de blanc, qui signe du bout de ses mitaines zippées une collection de prêt à porter pour la marque H&M et une ligne, K par Karl, dans un esprit denim chic. Karl Lagerfeld a aussi fait des costumes d’opéra, les tenues du film Talons aiguilles de Pedro Almodóvar et celles de Callas Forever de Franco Zeffirelli. C’est d’autre part un des premiers créateurs à avoir fait travailler Carla Bruni. Au profit de sa Fondation, il crée en décembre 2009 un déguisement de princesse et une robe de poupée, vendus dans le magasin de jouets Le Nain Bleu. Interviewé en octobre 2007 par Carla Bruni pour Le Figaro Madame, Karl Lagerfeld se définissait comme un « puritain involontaire », rétif à toute forme de nostalgie et fuyant les comparaisons : « La mère de tous les crimes, c’est la frustration, et je ne suis pas frustré du tout. C’est pour ça que je suis si relax avec les autres et que je ne me compare jamais à personne : premièrement par prétention, deuxièmement parce qu’il n’y a rien à comparer, puisque chaque parcours est atypique. » Le 3 juin 2010, le couturier reçoit des mains du président de la République les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur à l’Élysée.




























