Haïti
Pays francophone des Caraïbes / Premiers dons des royalties du troisième album de Carla Bruni et accueil des enfants du séisme à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (décembre 2008 et janvier 2010)
Tout au long de son histoire, Haïti, pays des Caraïbes posé entre deux plaques tectoniques, a vécu au rythme des catastrophes naturelles. Cyclones, ouragans, tremblements de terre, pluies et tempêtes meurtrières ont tristement été inscrites au calendrier de cette République dont le quotidien difficile (manque d’eau, de nourriture, bananiers détruits…) s’est longtemps conjugué à une instabilité politique depuis l’indépendance de ce pays francophone des Grandes Antilles au début du 19e siècle. Récemment : en mai 2004, des pluies diluviennes entraînent la mort d’un millier de personnes. Quelques mois plus tard, l’Ouragan Jeanne fait plus de 1 160 morts et 1 250 disparus. Par quel bout prendre le problème ? En décembre 2008, après les terribles cyclones d’août et septembre, Carla Bruni-Sarkozy choisit de reverser une partie des royalties de son dernier album à deux organisations œuvrant pour l’enfance en difficulté en Haïti. Il s’agit d’un don de 82 000 euros à l’association des Amis des Salésiennes Missionnaires, afin de réhabiliter l’école Saint-Jean L’Évangéliste aux Gonaïves, à l’ouest d’Haïti. Un deuxième don de 78 000 euros est versé à l’association Timkatec. En créole, cela veut dire « les enfants qui veulent attraper leur chance ». Depuis sa création en octobre 1994, Timkatec offre des structures d’accueil pour les enfants des rues de Port-au-Prince, la capitale du pays. Les enfants y sont nourris, logés et scolarisés. Les 47 000 euros déjà utilisés ont permis de construire un nouveau centre d’accueil. Le reste des fonds sera bientôt débloqué. Car depuis, un autre séisme a fait des ravages. Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre, le plus grand jamais enregistré dans le pays, a fait plusieurs dizaines de milliers de morts (jusqu’à 200 000) et des millions de sans-abris — selon l’Unicef, près de deux millions d’enfants auraient été touchés directement ou indirectement par la catastrophe. La communauté internationale s’est largement mobilisée. En France, les dons collectés par la Fondation de France ont atteint près de 23 millions d’euros. De ce côté-ci de la catastrophe, il y a l’angoisse des familles adoptantes. 394 enfants haïtiens ont normalement fait l’objet d’un jugement de justice de leur pays leur permettant d’être adoptés par des familles françaises. Vendredi 22 janvier 2010, vers 20 heures, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle de Paris, les premiers arrivent. Âgés de 1 à 6 ans, ils sont accueillis par leurs « nouvelles » familles, en présence de Carla Bruni-Sarkozy. Le Samu et la Croix-Rouge sont également là pour gérer d’éventuels chocs psychologiques. Ce sont les premiers enfants du 12-janvier-2010. Avant que d’autres les rejoignent…




























