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    Fonds Mondial

    Les films H5

    Les films H5
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    Les films H5

    Studio de création (1996). Crée le logo et réalise cinq spots pédagogiques pour la campagne Born HIV Free en faveur du Fonds mondial contre le sida (mai 2010)

    Fondé par Ludovic Houplain et Antoine Bardou-Jacquet, diplômés de l’école d’arts appliqués ESAG-Penninghen, H5 s’est en quinze ans imposé comme l’un des collectifs les plus créatifs du graphisme. Du clip The Child pour Alex Gopher au court métrage Logorama récemment oscarisé, de pochettes de disques en animations, ses réalisations ont été largement primées.

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    Dans un premier temps, H5, fleuron de la French touch, est surtout sollicité par la scène musicale internationale (Massive Attack, Röyksopp, Goldfrapp, Étienne de Crécy, frère d’Hervé de Crécy, membre du collectif) avant d’être approché par la publicité (Citroën, Audi, Volkswagen, Areva…) et l’univers du luxe (Hermès, Vuitton, Cartier, Issey Miyake…). Hedi Slimane, chez Dior Homme, est le premier à les faire travailler. Artistes autant qu’artisans, les membres d’H5 voient en parallèle leur travail exposé de Paris (Nuit blanche, Centre Georges-Pompidou) à New York (MoMa) via Londres (Institute of Contemporary Arts, National Museum of Photography, British Film Institute) et Tokyo (Sendai Mediatheque).



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    La campagne Born HIV Free selon H5

    Nicolas Rozier est agent du studio de création H5.

    « Le logo est apparu dès le premier rendez-vous. C’est Ludovic (Houplain) qui l’a dessiné sur un carnet. Il y avait déjà le ruban rouge. Ce n’était pas dans le brief du Fonds mondial, mais c’était une telle évidence que nous nous sommes accrochés à cette idée. Ensuite, nous avons travaillé le trait. C’est au crayon, assez sensible, enfantin, avec des maladresses, pour refléter l’état de fragilité d’une mère séropositive et de son enfant. Il est en contraste avec la marque du ruban, qui est comme un coup de marqueur, une prise de position. Il y a eu alors un long débat sur la couleur du ruban. Rouge ? On s’est aperçu que toutes les autres couleurs étaient déjà associées à des causes. Quand Cyril (Houplain) et Mathieu (Lelièvre) ont pris le relais pour les films pédagogiques, notre souci a été que la couleur rouge ne fasse pas contre-sens avec la sérologie de l’enfant. Pour les films, nous sommes partis d’un graphisme très épuré, porté seulement par la voix de Carla Bruni-Sarkozy. Il fallait que cela reste très simple. Car à la base, il est très compliqué de parler de ce sujet. Les textes du Fond mondial étaient denses, complexes, touffus. Les organisations humanitaires ne sont pas forcément habituées à communiquer. Nous avons travaillé à rendre le message lisible. Il fallait que les textes tiennent en vingt-cinq secondes. Nous avons demandé au Fonds mondial plus de thématiques qu’il n’en fallait pour trouver celles qui auraient la meilleure traduction visuelle. Nous avons retenu quatre pistes : « orphelins », « médicaments », « transmission », « soutien ». C’est notre première expérience de ce type. L’humanitaire oblige à aller à l’essentiel avec des contraintes économiques serrées. Ce fut une course de longue haleine. C’est très différent de la publicité où là on est plus proche du sprint. »








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