Savoir écrire : François de Closets / Jean-Pierre Jaffré
Pourquoi le français est-il si facile à lire et si difficile à écrire ? Près de vingt ans après la réforme de 1990, le journaliste François de Closets et le chercheur Jean-Pierre Jaffré viennent coup sur coup de publier chacun un ouvrage sur la question de l’orthographe. Depuis qu’elle a commencé à se fixer au 16e siècle, quelle est sa place dans le monde d’aujourd’hui ?
Comment notre orthographe est-elle née ?
François de Closets : Le français est né à l’oral de la fusion de différentes langues, latin, germain, etc. L’écriture, c’était le latin : la langue de la religion, de l’État, du juridique. Il y avait une lettre pour chaque son. Le français s’est donc inspiré de l’alphabet latin. Mais, entre-temps, d’autres sons étaient apparus. Les scribes, qui étaient des latinistes, ont donc établi une nouvelle base phonétique. Et pour lui donner un peu de dignité, ils l’ont farcie de consonnes, le plus souvent muettes. Le français se doublait d’un fantôme qui l’alourdissait. Puis, avec l’apparition de l’imprimerie, de nouvelles exigences sont apparues. Il a fallu ponctuer.
Jean-Pierre Jaffré : C’est ce qu’on appelle la bataille de l’orthographe. En 1550, on a d’un côté les tenants de l’orthographe pour l’œil (le lexicographe et imprimeur Robert Estienne) et de l’autre celle des poètes (Du Bellay, Ronsard) qui cherchent à saisir la forme sonore du langage. L’Académie française a oscillé entre ces deux. Et depuis, on navigue à vue.
FdC : Avant les scribes, le français était une langue très germanisée, avec des petits mots. Les Germains éructaient. Les latins, au contraire, donnaient une ampleur au mot. Ça a nécessité une réécriture. Il y a eu une volonté de remettre des marques latines quand bien même elles ne correspondaient plus à l’oreille. C’était surchargé, mais finalement, quelle importance, puisque c’était l’écriture des scribes. On était dans l’entre-soi. Or, qui apprenait le latin ? Les filles. Donc, que se passe-t-il au 17e siècle ? Les femmes en ont marre de ce machisme orthographique. Et à l’hôtel de Rambouillet, elles réécrivent plus simplement les mots. Les hommes trouvent cela grotesque. Mais on a retrouvé ce dictionnaire des Précieuses. Et on s’aperçoit que leurs propositions graphiques sont très modernes.
JPJ : On a l’exemple au Japon. Vers le 12e siècle, les femmes de la Cour, qui voulaient écrire de la poésie, ont revisité l’orthographe. Le japonais était né d’emprunts au chinois. Mais la grammaire et la conjugaison étant différentes, il avait fallu rajouter des syllabes au bout des caractères chinois. Ces femmes, avec leurs nouvelles représentations syllabiques, en ont fait une orthographe très aisée car très régulière. Il y a une tradition féminine dans l’écriture qui va dans le sens d’une représentation du son plutôt que du sens.
Si on établissait un classement par ordre de difficulté, où se situerait le français ?
JPJ : Pour moi, c’est l’orthographe la plus compliquée avec celle du japonais, mais le versant chinois du japonais.
FdC : La première difficulté est lexicale. Je vous donne un son. Pouvez-vous m’écrire le mot correspondant ? “So” : pour le même son, il y a plusieurs écritures différentes (seau, sceau, sot…). Il y a aussi la multiplication des consonnes muettes. Pourquoi un z au bout de nez ? Pourquoi vingt avec un g et trente sans ? Il y a aussi énormément d’accords redondants, des accords vissés sur tous les mots et le plus souvent muets. Les jolies fleurs sont roses, pourquoi marquer autant le pluriel ? Pourquoi aussi un festival / des festivals et un cheval / des chevaux ? La grammaire française est bourrée d’exceptions. C’est une langue au service du lecteur : elle se lit facilement mais s’écrit difficilement.
JPJ : Les accords renvoient à l’ancien français. Comme en latin ou en allemand, les mots qui allaient ensemble n’étaient pas forcément mis les uns à côté des autres. Ce qu’on ne pouvait accorder par la position, on l’accordait par la graphie. Or à partir du Moyen Âge, l’ordre des mots s’est rigidifié. Ils ont progressivement été placés les uns à côté des autres. C’est ainsi que l’accord est devenu redondant. En anglais, par exemple, on n’accorde pas l’adjectif. Et en chinois, il n’y a pas d’article, on met les mots les uns à côté des autres. Pour la conjugaison des verbes, pourquoi Je prends avec un d et Je peins sans d alors qu’ils viennent tous les deux de verbes en d ? Il faut raisonner au coup par coup, faire des listes d’exception. Mais aujourd’hui, l’école n’a plus le temps de s’y consacrer.
Faudrait-il donc réformer l’orthographe ?
JPJ : Bernard Cerquiglini a écrit un ouvrage, Éloge de la variante. On est dedans. Je crois qu’il est important de maîtriser le noyau dur de l’orthographe et d’adapter les marges. Aujourd’hui, on accepte événement avec un accent aigu et un accent grave. Cette variante devient la norme.
FdC : On va être d’accord. Aux 17e et 18e siècles, la France a vécu en état de réforme permanente. Tous les dix ans, une réforme se faisait en laissant le temps de digérer. On aurait pu continuer entre le 19e et le milieu du 20e siècles. Et on aurait évité que même des gens sachant parfaitement écrire le français fassent encore des fautes. Toute une partie de l’orthographe se dérobe à toute logique. De mon point de vue, cette complication particulière de l’orthographe n’est pas ce qui fait la beauté du français. Pour moi, ce sont des fausses notes. Et ce n’est pas en éliminant les fausses notes qu’on dénature la mélodie…
JPJ : Cette notion de « trop tard » m’a toujours gêné dans vos arguments. On peut toujours réformer. Une réforme s’apprécie à l’aune de l’offre et de la demande. Or on vit une situation particulière. Le nombre de prétendants à la compétence orthographique a considérablement augmenté. À cela s’ajoute un état de fait : nous sommes entrés non pas en état de multilinguisme mais de dysgraphie à formes multiples. L’écriture en ligne fait voler les formes en éclats. Et pas n’importe comment. Même dans l’orthographe la plus fantaisiste, il y a la nécessité d’être compris. On reste donc dans un noyau dur orthographique. Dès lors, je pense qu’on pourrait continuer de simplifier comme on avait commencé à le faire timidement en 1990. Les consonnes doubles, par exemple. Historiquement, c’est aberrant. 40 % sont là pour noter le son qui précède, car jusqu’au 17e siècle, il n’y avait pas d’accent. Mais le français a préféré empiler plutôt que remplacer. Même chose avec les pluriels. L’Académie aurait pu s’accorder. Elle a préféré une cote mal taillée, les noms avec un s, les verbes avec un z — à l’époque, amitié s’écrivait au pluriel avec un z.
FdC : Quand c’était une langue de scribe, la complication ne posait pas problème. Mais elle est devenue l’écriture de tout un peuple. Il aurait fallu amener davantage l’orthographe au peuple plutôt que le contraire. À partir du 19e siècle, le monde des écrivains, qui avaient poussé à une modernisation de l’orthographe au 17e siècle, s’en désintéressaient voire s’opposaient à toute évolution. Mais aujourd’hui, nous vivons la plus violente révolution depuis l’imprimerie. Ce n’est pas l’écriture sur clavier, car la machine à écrire n’a pas changé la problématique de l’orthographe. Ce qui change, c’est ce que les Québécois appellent le clavardage. Le bavardage sur clavier. L’écriture en ligne n’a plus la fonction scripturale acquise depuis des millénaires. On discute ! On parle ! On dialogue ! La langue fourche. Mais c’est du flux. Au niveau de la perception de l’écrit, ça change tout. On ne va pas se reprendre sans cesse ! Et les jeunes ne comprennent plus ce respect fétichiste, quasi sacré, du moindre mot. C’est ainsi qu’un peuple d’illettrés a pu maîtriser une écriture de scribe : on a fait peser sur lui la terreur de la faute, une marque de savoir-vivre qui entache la personne, exclut des études, de la fonction publique, voire de la société. Les Français ont tellement craint la transgression orthographique qu’ils y ont investi des efforts considérables. Et ils y sont arrivés. Cette notion de faute, intériorisée par tout un peuple, est la clé de voûte de l’orthographe. Mais depuis les années 1990, on assiste à un effondrement du niveau orthographique. C’est l’apparition de l’écriture en ligne.
JPJ : Je ne suis pas tout à fait d’accord. Depuis le 19e siècle, on nous a formatés à l’idée que toucher à l’orthographe c’était toucher à la langue. Mais aujourd’hui, il y a un éclatement de la représentation graphique. Au Japon, vous pouvez noter de différentes façons. Vous pouvez tout écrire en syllabaires. Nous découvrons cette coexistence dans l’expression graphique. Ce n’est pas parce que les jeunes écrivent d’une certaine manière sur un clavier qu’ils ne sont pas capables d’avoir une orthographe du dimanche. Ils auront peut-être des difficultés, mais ni plus ni moins qu’avant. Il faut aborder l’écrit comme la langue. Il y a autant de registres de langage que de situations.
FdC : Mais au 17e siècle, des imprimeurs, des écrivains imposaient leurs codes…
JPJ : Oui, c’est Corneille qui imposait qu’on mette des accents.
FdC : Ils s’appropriaient l’orthographe comme le peintre ses pigments de couleur. Mais, dans l’écriture privée, c’était une pratique qui impliquait des erreurs, des fantaisies, des raccourcis. Personne à l’époque n’y voyait des fautes. La notion n’existait pas. Il y avait deux orthographes ! Et en 1835, lorsque le ministre de l’Instruction publique, François Guizot, annonce que l’orthographe sera celle du dictionnaire de l’Académie française, il est entendu que le peuple d’illettrés va devoir apprendre l’orthographe mais avec la compétence exigée au 18e siècle des clercs et des correcteurs d’imprimerie ! Il n’y aura dès lors plus qu’une seule orthographe. Avec l’écriture en ligne, nous revenons à cet éclatement entre écriture privée et écriture professionnelle. Sauf que ces deux orthographes passent désormais par le même outil : un clavier… C’est ça le défi. Pourtant, l’école continue d’apprendre à partir d’une dictée manuscrite.
JPJ : Je pense que la dictée a encore de beaux jours devant elle. C’est un outil de sélection et d’embauche. Car le problème de l’orthographe n’est pas de la connaître mais de la mobiliser au bon moment. Les études sur le fonctionnement du cerveau montrent qu’il y a une dichotomie entre usage et grammaire. Certains mots se prononcent pareils alors qu’ils ont une graphie différente. La grammaire n’est pas traitée dans les mêmes zones du cerveau.
FdC : Même si cela suppose une base, l’informatique pourrait apprendre l’orthographe dès le plus jeune âge. Servons-nous-en comme d’un relais ! Les professeurs auraient des répétiteurs informatiques, et l’ordinateur, par jeux de ping-pong, corrigerait les difficultés de l’élève. On est en train de subir les inconvénients de l’écriture en ligne sans en tirer les avantages…
JPJ : Revenons à la notion de correcteur. À l’avenir, on parlera l’écrit. On dictera. Mais le problème d’un clavier, c’est la miniaturisation. On l’a vu avec les SMS ; leur forme découle d’un matériel extrêmement contraint. On dit le plus avec le moins. De surcroît, le correcteur pose un problème éthique. Autant les enseignants ont loupé le virage de l’informatique, autant il s’agit là d’un problème plus large d’autonomie. Un clavier, c’est une prothèse. Et j’aime l’idée que l’homme puisse rester le maître de la situation.
FdC : Mais tous les gens n’ont pas la chance d’avoir cette mémoire visuelle. Ceux qui vivent dans l’incertitude orthographique — et j’en connais un de très près ! — écrivent et d’un coup, blocage ! Leur lexique mental a la page blanche. Dans ce cas, la machine est une aide, même si tous les informaticiens vous le confirmeront. Ils ne feront jamais un correcteur pour analphabètes. Si les gens ne connaissent pas le sens des mots, s’ils ne connaissent le sens de la grammaire, ils n’y peuvent rien. C’est comme si vous mettiez une voiture au coin de la rue et que vous disiez à un jeune : Prends le volant ! Sans avoir appris à conduire !
JPJ : En termes d’orthographe, on se rend compte que les mots les plus compliqués posent le moins de problèmes. Car ce sont les plus fréquents. C’est le mot piscine que les gamins savent orthographier parce qu’ils le voient tout le temps.
FdC : Nous entrons dans une forme de réappropriation de l’orthographe par l’usage. Au 17e siècle, certaines normes tombaient, d’autres s’imposaient. Et l’Académie enregistrait. Puis, lors de la Monarchie de Juillet, l’État a fait le hold-up. Nous allons vers ce qui se passe aux États-Unis avec l’anglais, l’usage simplifie certains mots. Night s’écrit aussi bien Nite.
JPJ : Je partage cet avis. Il va se produire à l’interne ce qui s’est passé à l’externe. Prenons le brésilien par rapport au portugais. Le p d’Optimizar est tombé. Par rétroaction, il tombe aussi au Portugal. Quand deux variétés coexistent, la plus efficace devient dominante.
En 1990, lors de la réforme de l’orthographe, une levée de boucliers s’est faite de tous bords. Quel était l’enjeu ?
FdC : Les peuples vivent sur des imaginaires conflictuels. Toute la vie sociale française a été organisée autour de la lutte des classes. Même chose avec l’orthographe. On a créé un imaginaire qui la ramène au sacré. L’orthographe, c’est le ferment de la patrie, le drapeau, Notre-Dame, la Marseillaise. L’orthographe devenant plus importante que le français, parce que l’orthographe c’est ce qui se voit. Les gens adoptent une posture qu’ils pensent être une position : défendre la langue en luttant contre la réforme. Ils pensent défendre la culture de la France !
JPJ : Il y a une raison plus pragmatique. L’orthographe est un outil construit pour une classe élitaire. Ce qui s’est passé au 19e siècle avec les instituteurs est symptomatique. Les maîtres d’école étaient alors très mauvais en orthographe. Il a fallu une génération. À partir de là, ils se sont opposés à la réforme. Et jusque dans les années 1970, ça a été un outil de sélection. Pour aller au lycée, il y avait une dictée. Ceux qui maîtrisent l’orthographe ont payé cher. Et aujourd’hui, ils ne voient pas pourquoi d’autres ne passeraient pas le Rubicon.
FdC : Les gens ont le fantasme d’une orthographe purement phonétique. Or je vous rappelle que les Belges, qui sont les inventeurs des concours d’orthographe, ont intégré les modifications de la réforme de 1990. Ça ne les a en rien gênés dans leurs concours !
Ce débat existe-t-il dans tous les pays ?
JPJ : Partout. Les exemples les plus typiques sont les linguistes qui proposent des orthographes à des sociétés à tradition orale. Là aussi, c’est chargé d’affectivité, de représentation culturelle, etc. Les Belges ont fait une chose extraordinaire : depuis la réforme de 1990, des journaux comme Le Soir proposent sur Internet les deux orthographes.
FdC : Depuis cinquante ans, la Francophonie demande une simplification de l’orthographe. Prenez la Suisse. Pour leur service militaire, les jeunes recrues font une dictée. Les Italophones sont à 90 % sans faute. Les germanophones sont à 60 %, et les Francophones à 20 %. Or les Italophones savaient écrire leur langue dès le primaire ; les Francophones ont continué à apprendre tout au long du secondaire. Nous n’avons aucune conscience des problèmes orthographiques des autres langues. Eux le vivent.
Jean-Pierre Jaffré, dans votre ouvrage Orthographier, vous parlez de 6 912 langues dans le monde. En même temps, dix langues représentent 50 % des locuteurs. Ce phénomène va-t-il s’amplifier ?
JPJ : C’est mathématique. Plus vous augmentez les niveaux de communication, plus le nombre de langues diminue. Parmi ces 6 000 langues, certaines ne sont parlées que par dix personnes, voire une personne en Amérique du Sud (décédée depuis). C’est le combat des langues régionales : pourquoi les pratiquer si elles ne servent pas pour des raisons essentielles ? L’anglais est une langue de communication. On pourrait donc penser qu’elle va tout grignoter. Or, elle se démultiplie. Des formes sont en train d’apparaître qui n’ont plus rien à voir avec l’Oxford Cambridge. Ce sont des pidgins ou des créoles. Il n’est pas exclus que des différences apparaissent, aussi importantes qu’entre le serbe et le croate. Des langues qui se ressemblaient ont été séparées pour des raisons culturelles.
Et le français, où se situe-t-il ?
JPJ : Tout dépend de l’anglais. Imaginons que son développement amène à un bilinguisme : une langue de grande communication et une langue affective. Le français deviendra alors une langue locale. On peut imaginer aussi qu’elle reste dominante grâce au nombre de ses locuteurs dans la Francophonie. Pour le moment, on n’en sait rien. L’autre inconnue, c’est le chinois. On a cru que la Chine allait venir à l’anglais avec Hongkong. Mais Hongkong se sinise. L’enseignement du chinois grimpe en France. Va-t-elle devenir une langue dominante ? Cela dépendra de la position économique et culturelle du pays. Car, derrière toute langue, il y a un pouvoir politique.
FdC : L’avenir du français va plus dépendre de sa capacité créatrice que de ses capacités défensives. Le monde moderne sans cesse crée des besoins de nouveaux mots. Face au français, l’anglais lance les siens. Là, on a vraiment besoin de se redynamiser. Quand l’informatique est arrivée, on parlait de computer et de software. On a inventé informatique et logiciel. Si on a besoin d’un mot, fabriquons-le ! Aux 16e et au 17e siècles, le français était la grande langue diplomatique, la langue des cours, parce que sa difficulté était très atténuée par un usage privé extrêmement libre. Et aujourd’hui, toute déviance vous ridiculise.
François de Closets est journaliste. Animateur du magazine Médiations sur TF1 (1987-1992) et auteur du best-seller Toujours plus (1982), il a produit d’autres émissions de télévision et écrit d’autres ouvrages. On l’a entendu sur France Inter et vu sur France 2. Il a écrit aussi des articles pour L’Express, L’Événement du jeudi ou Le Nouvel Observateur. Longtemps en difficulté avec l’orthographe, cet ancien élève de Sciences Po vient de mener une enquête sur le sujet, Zéro faute, l’orthographe, une passion française (éd. Mille et une nuits).
Jean-Pierre Jaffré est chercheur au CNRS depuis 1987. Ancien membre de l’équipe Histoire et Structure des Orthographes et des Systèmes d’Écriture avec Nina Catach, il intègre le Laboratoire d’Études sur l’Acquisition et la Pathologie du Langage chez l’Enfant (LEAPLE) où il coanime le groupe Litéracie avec Liliane Sprenger-Charolles. Ce linguiste s’intéresse au fonctionnement des écritures et à leur acquisition. Avec Michel Fayol, Jean-Pierre Jaffré a publié en 2008 l’ouvrage Orthographier (Presses Universitaires de France).
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