Toutes à l’école
Toutes à l’école est née en décembre 2005 d’un constat : une petite fille qui n’a pas reçu d’éducation a 80 % de risques supplémentaires de connaître la pauvreté, un mariage forcé, le viol, la maltraitance, la prostitution et d’élever des enfants sous-alimentés, souffrant de maladies chroniques et analphabètes — et dans soixante-dix pays de la planète, les filles sont mises sur le marché du travail dès l’enfance sans passer par la case école. À l’initiative de la journaliste Tina Kieffer, directrice de la rédaction de Marie-Claire, l’association s’accompagne à son lancement de l’opération Rose Marie Claire. Pour une fleur achetée 3 euros, 1,50 euros est reversé à trois missions caritatives : à l’Unicef pour la rénovation et la construction d’écoles en Casamance (Sénégal) ; à Women’s Education France, une bourse d’études pour les jeunes filles en France vivant sous le seuil de pauvreté et à Toutes à l’école, qui œuvre à la construction au Cambodge, dont l’élite intellectuelle a été décimée par les Khmers rouges. La première édition aurait permis de récolter 278 528 euros dont 155 543 euros iront à Toutes à l’école. Parrainée par Claire Chazal, présentatrice du journal télévisée du 20-heures, l’action a permis d’inaugurer en novembre 2006 sa première école. À Prek Thmey, région agricole située à 13 km de Phnom Penh, Happy Chandara School accueille 86 petites filles de 6 à 10 ans. Trois ans après, l’école s’est agrandie. Sur 1 700 m2 accueillant douze classes ainsi qu’une cantine, une bibliothèque, une salle d’informatique, une ludothèque et des studios pour les institutrices venant de France, ce sont désormais 307 élèves qui fréquentent l’école primaire.
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