Cafézoïde
Café culturel pour les enfants
Dans la foulée des cinémas MK2 Quai de Seine, l’ouverture en 2002 du Cafézoïde a aidé à retisser du lien social dans une partie en reconstruction du 19e arrondissement de Paris. Entre la place Stalingrad et la rue de Crimée, ce local de 160 mètres carrés peut faire penser aux expériences menées dès 1972 par la pyschologue clinicienne Jacqueline Eschenbrenner à la Maison des enfants de Louveciennes : créer un espace culturel autonome pour les enfants. Ancienne responsable de formation et animatrice de centre culturel, Anne-Marie Rodenas a suivi la même piste. Moyennant une cotisation annuelle dérisoire (6 euros et 4 euros pour les familles nombreuses, 10 euros pour les adultes), ce café culturel ouvert aux 0 à 16 ans permet de consommer des pâtisseries, des boissons (sans alcool) ou de déjeuner pour 2 euros, comme de s’initier à la peinture, à la musique, aux jeux de société… Le Cafézoïde organise également des expositions et des spectacles, avec toujours l’idée de solidarité, de brassage social et de socialisation. Article 2 des statuts de l’association : « Créer un environnement favorable à l’expression, l’épanouissement de l’enfant, le respect de sa personne, de son histoire, de ses droits, de sa liberté dans l’esprit de la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée par l’Onu en 1989 en réalisant un café à leur disposition. » Un endroit qui éveille, donc. En novembre 2009, par exemple, pour les 20 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, une semaine y est dédiée avec des assemblées d’enfants quotidiennes. La démarche pourrait aussi s’inscrire dans les travaux éducatifs de Françoise Dolto ou de l’école Vitruve (Paris) considérant l’enfant comme un sujet à part entière. Ce que l’on ressent d’entrée au Cafézoïde, en découvrant son bar tout en mosaïque, réalisé par les enfants.
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