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	<title>Carla Bruni-Sarkozy</title>
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		<title>Publication d&#8217;une lettre de soutien de Carla Bruni-Sarkozy à Sakineh Mohammadi-Ashtiani dans différents médias</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 13:57:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Carla Bruni-Sarkozy]]></category>

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		<title>Rencontre avec les boursiers de la Fondation</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Aug 2010 05:42:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondation Carla Bruni-Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Homepage]]></category>

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		<description><![CDATA[Rencontre avec les premiers boursiers du programme d’échange franco-américain de la Fondation
En ce mois d’août, les premiers étudiants bénéficiaires du programme d’échange franco-américain de la Fondation vont partir à New York. Nous avons proposé à quatre d’entre eux, étudiants aux Arts déco et à l’École nationale supérieure de création industrielle à Paris, en partance pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs-fondation/marting-737x237.jpg" alt="marting-737x237" />Rencontre avec les premiers boursiers du programme d’échange franco-américain de la Fondation</h3>
<h3>En ce mois d’août, les premiers étudiants bénéficiaires du programme d’échange franco-américain de la Fondation vont partir à New York. Nous avons proposé à quatre d’entre eux, étudiants aux Arts déco et à l’École nationale supérieure de création industrielle à Paris, en partance pour la School of Visual Arts et le Fashion Institute of Technology à New York, d’échanger leurs points de vue sur cette première édition du programme boursier. Ils ont 25 ans. Pendant un semestre, photographe, apprenti scénographe, étudiante en création textile et étudiant en architecture intérieure, ils vont chacun étudier dans les plus prestigieuses écoles américaines : voici leurs propos et impressions restitués, accompagnés de reproductions de leurs œuvres.<strong> </strong></h3>
<p><strong> </strong></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs-fondation/trans-490.jpg" alt="trans-490" /></p>
<p><strong>Dans quelques jours, vous partez à New York dans le cadre du programme d’échange franco-américain de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy. Qu’attendez-vous de ce voyage d’études aux États-Unis ?</strong></p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Moi, je suis en scénographie aux Arts déco (ENSAD, École nationale supérieure des Arts décoratifs). New York, je n’y vais pas dans l’optique d’un apprentissage précis, mais pour m’ouvrir à autre chose, préciser des envies, une manière de travailler. A priori, ce devrait être assez différent. L’enseignement semble plus libre. Je vais donc en profiter pour développer un travail personnel et revenir, au terme de ce semestre, avec un apport supplémentaire et qui m’offre plus de recul.</p>
<p><strong>Cette distance est-elle nécessaire pour effectuer ce travail de recul ? </strong></p>
<p>Être avec des gens d’une culture différente amène forcément à une autre vision des choses. A priori, artistiquement, ils n’ont pas le même fonctionnement. L’approche doit être moins dans la réflexion profonde que dans l’école où je suis en France.</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Aux Arts déco, on est plus dans la réflexion profonde ?</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Oui, dans ma section, on produit peu, un sujet par semestre. Parfois, cela engendre une frustration, même si cela débouche sur un sujet plus précis et sur le long terme. J’ai l’impression qu’à New York, à la School of Visual Arts, je serai dans une cadence plus rapide.</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs-fondation/etudiants_boursiers1-x490.jpg" alt="etudiants_boursiers1-x490" /></p>
<p><strong>Vous, Audrey, dans votre lettre de motivation, vous parliez d’une pratique aux États-Unis que vous ne trouviez pas forcément en France…</strong></p>
<p><strong>Audrey B. : </strong>Je parlais plus d’une approche différente du textile. À l’ENSCI (École nationale supérieure de création industrielle), dans ma section, on traite à la fois le textile de mode et d’ameublement, mais la formation reste basée sur les techniques de production sans appréhender réellement ces domaines d’application. J’ai d’abord passé un diplôme en design produit. Du coup, j’ai trouvé cette complémentarité entre le textile et l’objet par rapport à l’ameublement, chose que je n’ai pas forcément du côté de la mode et de l’habillement. En cela, le FIT (Fashion Institute of Technology) serait complémentaire, avec une formation plus créative, liée à la tendance, à toute une culture de la mode ce qui me permettrait d’aborder le textile dans sa globalité et, pour la suite, de pouvoir faire des choix entre mode et objet, ou bien de combiner les deux.</p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs-fondation/marting-x493.jpg" alt="marting-x493" /></p>
<p><strong>Quant à vous, Martin, vous allez à la School of Visual Arts…</strong></p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Je suis aux Arts déco, section Architecture intérieure. Je pars en section Interior Design. Je ne sais pas trop ce qui m’attend là-bas, concrètement, en termes de projet. Je ne m’attends qu’à l’inconnu, et c’est cela qui me plaît, une nouvelle façon d’appréhender mes travaux. À partir de là, tout ce que je vais rencontrer sera bénéfique…</p>
<p><strong>Vous allez également à la School of Visual Arts…</strong></p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Oui, en photo. Ce que j’attends ? En fait aux Arts déco, pendant quatre ans, on se retrouve dans un même cadre enseignant. J’attends donc une autre façon d’aborder la photo. Les États-Unis, c’est aussi une autre forme d’éducation. Depuis l’enfance, ils sont élevés différemment. Il y a beaucoup de bonnes choses à en retirer, complétant ce que nous apportent nos cursus en France.</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> De tous les descriptifs de l’école, il se dégage une approche plus professionnalisante. Ce qu’on a peu à Paris. Ils essaient de mettre en lien avec des galeristes, des professionnels de chaque section, pousser à être indépendant pour la vie active ensuite. Moi, à Paris, j’ai l’impression d’être dans un cocon. Ici, quand on a obtenu un diplôme, on a l’impression d’être lâché dans la nature sans forcément, en tout cas en scénographie, avoir beaucoup d’expérience.</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> À New York, on apprend davantage à évoluer dans un milieu professionnel… Avant l’ENSAD, j’ai passé un BTS de monteur. Maintenant, je sais faire du montage, j’ai appris à en vivre. L’ENSAD nous permet une très grande ouverture d’esprit  mais on ne m’y apprend pas à aller vendre mon travail…</p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> Au FIT, il y a des intervenants et des workshops. Vous en aurez aussi ?</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Sur le site de la SAV (School of Visual Arts), ils expliquent que les professeurs ont l’habitude d’employer leurs élèves, plus comme des salariés que des stagiaires. Alors, peut-être qu’ils ne le font pas dès la première année, mais ils n’attendent pas la cinquième année. J’espère bien profiter de ce séjour pour faire un stage.</p>
<p><strong>Pour revenir à votre formation initiale, y a-t-il eu des déclencheurs qui vous ont encouragés dans la voie que vous avez choisie en France ?</strong></p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> Je faisais du design produit. Au fur et à mesure, peut-être inconsciemment, je sentais qu’il se dégageait une sensibilité textile de mes productions, que ce soit dans ma façon d’appréhender l’objet, ou dans le choix des matériaux. Donc, je me suis dit qu’il serait intéressant d’avoir une double formation pour conjuguer les deux, et l’ENSCI textile m’a semblé être la meilleure option. Avec mon DSAA en design produit, qui est une formation assez conceptuelle, la pratique et l’apprentissage technique à l’ENSCI me permettaient de faire le pont.</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Moi, je ne me voyais pas faire autre chose. Mon rapport au monde, c’est la photo, la vidéo, tout ce qui est visuel. Je ne sais pas « écrire », ce ne sont pas les mots ou les chiffres qui permettent de m’exprimer. Mais j’ai eu la chance d’être élevé dans un milieu qui était favorable à cet environnement. Car il y a les envies, mais pas uniquement… C’est toujours plus facile lorsque l’on est encouragé par sa famille. D’ailleurs dans les écoles d’art, beaucoup d’élèves ont des parents, ou une famille, déjà dans le milieu.</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Plus jeune, j’ai fait beaucoup de maquettes. Mais j’étais dans un lycée, à Paris, où les filières artistiques n’étaient pas valorisées. C’était très maths. Après le bac, j’ai fait du Droit… Il y avait aussi la question pragmatique : les études d’art, c’est voué à l’échec. Du coup, en troisième année de Droit, j’ai décidé d’arrêter. Je ne me voyais pas continuer ; à 30 ans, j’aurais craqué. Et j’ai repris à zéro. Je me suis orienté vers la scénographie, car cela touche plusieurs domaines, l’art contemporain, etc. Aux Arts déco, c’est assez cloisonné entre l’espace, l’image et l’objet. Je voulais me concentrer sur l’espace. C’est une réflexion qui permet d’aboutir à un objet ou une installation à partir d’un texte.</p>
<p><strong>Faut-il être à Paris pour faire des études d’art ?</strong></p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> Pas forcément, en tout cas pas tout de suite. J’ai grimpé petit à petit, en suivant la ligne Corail Téoz Clermont-Ferrand—Paris. Je venais de Vichy. À Moulins, j’ai passé mon BTS Design Produit ; à Nevers, mon DSAA. Puis, je suis arrivée à Paris. Il y a de très bonnes écoles en province, mais c’est à Paris que l’on peut s’épanouir. Il y a des tas de galeries, des musées. C’est important dans le domaine de la création… Il y a les rencontres aussi.</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Pour avoir connu les deux, je suis ravi de l’enseignement que j’ai reçu à Bayonne, malgré le fait que je ne me sois pas senti encouragé dans toutes mes initiatives. À un moment, le passage par une grande ville, Paris ou une capitale européenne, me semble nécessaire.</p>
<p><strong>Martin G.:</strong> Moi, je viens de Bretagne, où il n’y a pas vraiment d’écoles d’arts appliqués. Les rares qui s’y trouvent sont privées. J’ai eu la chance d’être accepté à Paris, où toutes les bonnes écoles, celles qui sont cotées, se trouvent.</p>
<p><strong>Les études, c’est un lieu. Vous êtes-vous renseignés sur New York par rapport à vos centres d’intérêt ?</strong></p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> Oui. New York est une des capitales de la mode, sous une autre forme, une autre dimension, en plus grand. Tout y est démesuré.</p>
<p><strong>C’est un point de départ ?</strong></p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Déjà, pour améliorer ses compétences linguistiques… Ensuite, sur un CV, cela peut faire la différence. C’est une sorte de tremplin ou de… trampoline. De trampoline ?</p>
<p><strong>À votre guise… Dans votre lettre de motivation, vous parliez, Martin, du coût que représente un tel voyage, et que vous n’auriez pas pu vous payer sans une aide extérieure…</strong></p>
<p>Effectivement. Six mois de vie à New York, c’est 12 000 dollars — hors frais de scolarité. Est-ce que j’aurais pu assumer seul une telle somme ? Ça aurait demandé en tout cas un sacrifice, ou un emprunt.</p>
<p><strong>Audrey, vous avez contracté un prêt pour vos études à Paris. C’était une décision de votre part ?</strong></p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> J’en avais parlé à mes parents. Mon père est employé de banque, et il m’a dit qu’effectivement c’était une solution.</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Mais j’imagine que cela a une incidence sur les premiers boulots à la sortie de l’école : on ne choisira pas les plus intéressants mais ceux qui permettent de rembourser le plus rapidement le prêt.</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> À la sortie de l’école, que tu aies un emprunt ou pas, tu as envie de gagner de l’argent…</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Mais tu ne t’engages pas forcément pour la même chose. Entre vivre avec peu et avoir déjà un crédit sur le dos, il y a une différence.</p>
<p><strong>Quelle est l’économie de l’étudiant en école d’art, de votre point de vue ?</strong></p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Ma mère habite Paris. J’ai cette chance. Je vis chez elle. Je n’ai donc pas de problème de logement, même si j’ai très envie de partir. J’y pense en permanence. Mais je ne peux pas y faire face pour l’instant, même en travaillant à côté.</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Même chose pour moi : ma mère a emménagé à Paris. On a la chance d’être dans des écoles publiques — de toute manière, une école privée n’était pas envisageable pour moi. Mais pour les élèves qui sont obligés d’avoir un travail alimentaire en plus des cours, j’ai constaté que cela devenait difficile.</p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> Ce qui est dur, c’est de faire la coupure, alors que tu es en pleine réflexion sur un projet. Je fais du baby-sitting. C’est un temps pris sur l’école, qu’on est obligé ensuite de rattraper. Ce sont des soirées, des week-ends passés à l’école.</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Moi, je fais du montage à côté, donc c’est plus facile que du baby-sitting, car c’est payé 200 euros la journée. Mais, intellectuellement, c’est difficile d’être dans un boulot où on doit travailler « bêtement » pour de l’argent, puis de se remettre en réflexion. Ce va-et-vient est éprouvant, car ce sont deux mondes qui s’opposent.</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Nous avons été choisis pour ce programme, entre autres, parce que nous sommes boursiers. Mais il faut voir le nombre de boursiers : aux Arts déco, nous sommes aux alentours de 20 %. C’est relativement peu.</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Les études d’art, c’est risqué, a priori. D’autre part, nous sommes assez gâtés. Nous sommes parmi les étudiants les plus coûteux pour le contribuable. Il reste que les personnes ayant peu d’argent sont rares à se lancer. Si je l’ai fait, c’est parce que je pouvais rester chez ma mère. Je n’avais pas le problème d’avoir un salaire dans l’immédiat.</p>
<p><strong>Y a-t-il un déterminisme social à se lancer dans des études d’art ?</strong></p>
<p><strong>Camille P. :</strong> C’est plus une question d’éducation. Mes parents n’étaient pas dans le milieu artistique.</p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> Oui, d’ouverture d’esprit. Je sais que ma grand-mère était très attirée par le milieu artistique. Elle m’a transmis cela et mes parents étaient réceptifs.</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Sans être dans le milieu, et en sentant même une inquiétude de leur part, ce qui a été déterminant, c’est qu’ils me laissent la liberté d’y croire.</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Pour toutes les études longues, c’est le même problème : cinq ans minimum. Quand on n’a pas les moyens, on se contente d’un cursus de trois ans…</p>
<p><strong>Dans ce cas, la priorité, c’est de gagner de l’argent le plus vite possible. Mais il faut aussi s’autoriser à penser à un métier… qu’il faut connaître… S’autoriser à aller vers son désir… C’est ça aussi qui est difficile… </strong></p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Tu parlais, Camille, du plaisir que tu avais à faire des maquettes. Alors, oui, c’est de pouvoir se dire, le jour où on s’interroge sur son avenir : Je peux vivre de ce que j’aime faire. Les filières ne sont pas toujours valorisées. J’ai dû aller au CDI chercher des documents. Et quand j’annonçais mon envie aux profs, ils me toisaient d’un « Salut l’artiste » ! Pourtant, ce sont des métiers concrets qui ont leur place dans le système…</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Et où tu peux bien gagner ta vie aussi. J’ai eu mon bac en 2002. Pendant trois ans, au lycée, on nous a répété : Attention au chômage ! Le flip total. Tu voulais être architecte, découragement immédiat de la part des profs. C’était soit ingénieur, soit dans le commerce. J’ai donc fait une prépa HEC, avant mon Droit. Peut-être que dans mon cas, si je n’avais pas eu ce background, fait ces erreurs, je ne serai pas allé aux Arts déco…</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Il n’y a pas une ligne droite avec un point d’arrivée déterminé. Il faut laisser le champ ouvert. Il y a des portes, il faut choisir celles qui semblent le mieux pour nous. Avant les Arts déco, je ne faisais pas de photo. Ça m’a attiré, mais je n’ai pas fermé les autres portes pour autant.</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Voyager, c’est aussi une chance. New York, c’est une opportunité…</p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> … une des portes qui se présente à nous.</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> C’est une mentalité bien française. Dans les pays anglo-saxons, les étudiants partent souvent un an à l’étranger. En France, c’est une perte de temps ! Pourtant, aussi bien sur le plan personnel que professionnel, cela ne peut être que bénéfique. Mais dites à vos parents que vous faites le tour du monde pendant un an. Réaction : Qu’est-ce que c’est que ce touriste ?</p>
<p><strong>Dans ce cas, les partenariats public-privé, ce genre de mécénat avec la Fondation, peuvent aider…</strong></p>
<p><strong>Melvyn B. :</strong> Nous en bénéficions, nous ne sommes donc pas très objectifs là-dessus. C’est un label aussi, et est-ce qu’on ne va pas être considérés comme faisant partie de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy ?</p>
<p><strong>Vous avez le sentiment d’être instrumentalisé ?</strong></p>
<p>Non, pas du tout ! Mais ce n’est pas neutre, il s’agit de la Première dame de France. Je ne sais pas comment ça peut être interprété.</p>
<p><strong>Camille P. :</strong> Ce n’est pas uniquement au mérite que la sélection est faite, les critères sociaux restent principalement pris en compte.</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Non. Sur les documents de la Fondation, il est stipulé que c’est à la fois au mérite et pour les étudiants dans le besoin. C’est plutôt le fait d’être dix et de venir avec le label Première dame de France…</p>
<p><strong>Audrey B. :</strong> Oui, comme un gage de respectabilité, qui a d’ailleurs eu un effet « recommandation ». Je ne sais pas pour vous, mais je n’ai même pas eu besoin d’envoyer mon book à la FIT !</p>
<p><strong>Martin G. :</strong> Sur le site de la School of Visual Arts, notre venue est déjà annoncée. D’où une légère pression : il ne s’agit pas de décevoir, vis-à-vis de nous, de la Fondation et de l’école qui accueille. Si c’est pour voir quatre touristes arriver…</p>
<p><span id="more-7801"></span></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs-fondation/laurence1-236x221.jpg" alt="laurence1-236x221" /></p>
<p><a href="http://www.ensad.fr/">Arts deco</a></p>
<p><a href="http://www.ensci.com/">Ecole nationale supérieure de creation industrielle</a></p>
<p><a href="http://www.schoolofvisualarts.edu/">School of Visual Arts</a></p>
<p><a href="http://www.fitnyc.edu/">Fashion Institute of Technology</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Born HIV Free en chiffres</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Aug 2010 20:06:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fonds Mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Homepage]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux mois après son lancement, la campagne en faveur du Fonds mondial compte déjà 12 millions de visiteurs uniques.
Le chiffre a été annoncé, le 22 juillet 2010, lors de la 18e Conférence de Vienne : en deux mois, plus de 12 millions de personnes ont apporté leur soutien à Born HIV Free. Lancée le 19 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/baby-sky-736.jpg" alt="baby-sky-736" />Deux mois après son lancement, la campagne en faveur du Fonds mondial compte déjà 12 millions de visiteurs uniques.</h3>
<p>Le chiffre a été annoncé, le 22 juillet 2010, lors de la 18<sup>e</sup> Conférence de Vienne : en deux mois, plus de 12 millions de personnes ont apporté leur soutien à Born HIV Free. Lancée le 19 mai dernier à Paris, la campagne, qui s’achèvera le 5 octobre prochain à New York, au moment où les États donateurs décideront des sommes qu’ils alloueront au Fonds mondial contre le sida pour les trois ans à venir, a pour but de sensibiliser l’opinion publique à la question de la transmission du virus VIH de la mère à l’enfant. Cela se fait de plusieurs manières : en visionnant les vidéos pédagogiques et les objets artistiques présentés sur les canaux dédiés sur Internet (<a href="http://www.youtube.com/BornHIVFree">www.youtube.com/BornHIVFree</a>), ou en apposant sa signature sur un wall électronique (<a href="http://www.bornhivfree.org/">www.bornhivfree.org</a>), ou encore en relayant l’information sur les médias sociaux Twitter (twitter.com/bornhivfree) et Facebook (<a href="http://www.facebook.com/BornHIVFree">www.facebook.com/BornHIVFree</a>). Le <a href="http://www.youtube.com/BornHIVFree"><span style="text-decoration: underline;">canal YouTube dédié à la campagne</span></a> (<a href="http://www.youtube.com/BornHIVFree">www.youtube.com/BornHIVFree</a>) a déjà accueilli plus de 11 millions de visiteurs uniques. Dans la perspective d’offrir des contenus exclusifs pour porter le message, celui-ci a diffusé fin juin un concert exclusif de Paul MacCartney en temps réel sur sa chaîne web dédiée à la campagne Born HIV Free.</p>
<p>Il est possible également d’apporter son soutien en se procurant en ligne un spreadshirt aux couleurs de l’événement (<a href="http://bornhivfreean.spreadshirt.net/">http://bornhivfreean.spreadshirt.net/</a>). Parallèlement, la marque de joaillerie Tiffany &amp; Co. a édité une broche Born HIV Free marquée d’un double ruban symbolique et Jean Paul Gaultier a conçu une marinière qui sera distribuée le 6 août avec le magazine <em>Elle</em>. Ce partenariat qui s’ajoute à la contribution de Google, JC Decaux, MSN, Orange et YouTube.</p>
<p><em>« En tant qu’initiatrice de la campagne Born HIV Free, c’était mon espoir que des millions de personnes puissent témoigner leur soutien au Fonds mondial pour que nous puissions mettre un terme à cette terrible injustice qui est la transmission du virus VIH de la mère à l’enfant, alors que nous avons les moyens de l’éradiquer »</em>, a déclaré Carla Bruni-Sarkozy, ambassadrice pour la protection des mères et des enfants auprès du Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose.</p>
<p>En Europe, sur le continent nord-américain et dans les pays industrialisés, presque plus aucun enfant ne naît plus avec le virus du VIH. Pourtant, dans d’autres pays du monde, notamment en Afrique, 430 000 enfants naissent encore chaque année avec le VIH. Cela représente 1 000 enfants par jour. Un des Objectifs du millénaire vise à éradiquer totalement d’ici 2015 la transmission du virus du sida de la mère à l’enfant. <em>« Nous demandons aux citoyens de signer cette pétition ou de manifester leur soutien en partageant les vidéos ou en écrivant sur les sites et blogs, car nous voulons montrer aux leaders politiques qui font face à des choix budgétaires difficiles que l’opinion publique souhaite qu’ils continuent à investir dans ces questions de santé globales »</em>, expliquait quant à lui Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose.</p>
<p><span id="more-7790"></span></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/pp-colonne.jpg" alt="pp-colonne" /></p>
<p><a href="http://www.theglobalfund.org/fr/">Fonds mondial</a></p>
<p><a href="http://twitter.com/">Twitter</a></p>
<p><a href="http://fr-fr.facebook.com/">Facebook</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/index?gl=FR&amp;hl=fr">YouTube</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_McCartney">Paul McCartney</a></p>
<p><a href="http://www.tiffany.fr/">Tiffany</a></p>
<p><a href="http://212.180.4.184/www.jeanpaulgaultier.com/vf/Default.htm">Jean Paul Gaultier</a></p>
<p><a href="http://www.elle.fr/elle/">Elle</a></p>
<p><a href="http://www.google.fr/">Google</a></p>
<p><a href="http://www.jcdecaux.fr/">JC Decaux</a></p>
<p><a href="http://fr.msn.com/">MSN</a></p>
<p><a href="http://www.orange.fr/">Orange</a></p>
<p><a href="http://www.youtube.com/?gl=FR&amp;hl=fr">YouTube</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
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		<title>Lettre à Sakineh</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Aug 2010 13:41:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carla Bruni-Sarkozy]]></category>
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Dans une lettre (ci-dessous) Carla Bruni-Sarkozy garantit son soutien à l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à mort par lapidation pour adultère.
  Au 31 août 2010, une pétition a déjà recueilli plus de 46 000 signatures pour empêcher la mort par lapidation de cette Iranienne de 43 ans, mère de deux enfants, accusée d’adultère et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs-fondation/ruralite.jpg" alt="sakineh" /></p>
<h3>Dans une lettre (ci-dessous) Carla Bruni-Sarkozy garantit son soutien à l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à mort par lapidation pour adultère.</h3>
<p><em> </em> Au 31 août 2010, une pétition a déjà recueilli plus de 46 000 signatures pour empêcher la mort par lapidation de cette Iranienne de 43 ans, mère de deux enfants, accusée d’adultère et de complicité dans le meurtre de son mari. Depuis cinq ans, Sakineh Mohammadi Ashtiani croupit dans une prison de Tabriz, au nord-ouest de l’Iran.<em> « La vie d’une </em><em>femme est en jeu. La liberté et la dignité de milliers d’autres se jouent également là »</em>, écrit Carla Bruni-Sarkozy.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h2>La lettre de Carla Bruni-Sarkozy à Sakineh</h2>
<p>Chère Sakineh,</p>
<p>Condamnée à être enterrée vivante, puis à être lapidée ! Votre beau visage, réduit en bouillie ! Vos yeux pleins de douleur et de dignité, votre front, votre cerveau, votre âme… transformés en cible pour des lanceurs de pierres, explosés, pulvérisés, en miettes ! Effroi et consternation ! Cette image de cauchemar qui nous révulse, cette image qui nous terrifie et qui semble issue de la nuit des temps, cette incroyable torture risque donc de devenir réalité.</p>
<p>Pour d’obscures raisons, avec une rage froide, des êtres semblables à vous et à moi en ont ainsi décidé, Sakineh. Des êtres qui s’arrogent le droit de vie et de mort sur celles qui ne leur obéissent pas. Comment se taire après avoir pris connaissance de la sentence qui a été prononcée à votre encontre ? Ce qui risque de vous arriver blessera profondément toutes les femmes, tous les enfants, tous ceux qui portent en eux des sentiments d’humanité. Et pis encore, vous ne seriez pas la seule à risquer de subir cet effarant supplice…</p>
<p>Je ne vois pas le bien qui peut sortir de cette cérémonie macabre, quelles que soient les justifications juridiques avancées. Répandre votre sang, priver vos enfants de leur mère, mais pourquoi ? Parce que vous avez vécu, parce que vous avez aimé, parce que vous êtes une femme, une Iranienne ? Tout en moi se refuse à l’accepter. Le peuple iranien fait partie des nations les plus anciennes et les plus remarquables de la planète. Je ne comprends pas comment les héritiers d’une grande civilisation faite de tolérance et de raffinement pourraient être infidèles à cet héritage millénaire.</p>
<p>Vos juges doivent le savoir, Sakineh, votre nom est devenu un symbole sur la planète entière. Puissent-ils comprendre que, quelle que soit l’époque, quel que soit le lieu, ils ne pourront jamais se laver les mains d’un tel crime ?</p>
<p>Je suis fière de vivre dans un pays où la peine de mort a été abolie. Longtemps, elle a fait partie de nos lois, et je peux vous dire que cette abolition fut une victoire démocratique, très importante pour l’ensemble de notre peuple. Et si cette victoire devenait aussi la vôtre ? Et si la nation iranienne tournait le dos à cette pratique barbare ?</p>
<p>Je prie pour que la justice de votre pays sache faire preuve de clémence à votre égard, ainsi que pour les autres victimes qui risqueraient de subir le même supplice. En France, les enfants apprennent à l’école que la clémence est la principale vertu des gouvernants.</p>
<p>Du fond de votre cellule, sachez que mon mari plaidera votre cause sans relâche et que la France ne vous abandonnera pas.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p style="text-align: right;">— Carla Bruni-Sarkozy</p>
<p><span id="more-7828"></span></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs-fondation/ruralite-petite.jpg" alt="sakineh" /></p>
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		<title>18e Conférence sur le sida</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Aug 2010 11:23:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fonds Mondial]]></category>
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		<description><![CDATA[La 18e Conférence internationale sur le sida qui s’est tenue, du 19 au 23 juillet à Vienne (Autriche), appelle à une mobilisation et à de nouvelles forces d’innovation en matière de financement au moment où se fait sentir un recul des investissements des États contre la maladie.
La 18e Conférence sur le sida, qui a lieu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/aids2010_banner_736x231.jpg" alt="aids2010_banner_736x231" />La 18<sup>e</sup> Conférence internationale sur le sida qui s’est tenue, du 19 au 23 juillet à Vienne (Autriche), appelle à une mobilisation et à de nouvelles forces d’innovation en matière de financement au moment où se fait sentir un recul des investissements des États contre la maladie.</h3>
<p>La 18<sup>e</sup> Conférence sur le sida, qui a lieu tous les deux ans, s’est achevée vendredi 23 juillet dernier à Vienne sur un bilan mitigé : espoir, d’un côté, avec l’annonce de la mise au point d’un gel vaginal préventif incluant un antirétroviral. C’est la première fois que les femmes auront à disposition un outil de prévention qu’elles pourront contrôler ; et inquiétudes, d’autre part, avec une baisse constatée des financements internationaux contre la pandémie — le financement des programmes de lutte antisida dans les pays pauvres a reculé en 2009 à 7,6 milliards de dollars, contre 7,7 milliards en 2008, alors qu’entre 2002 et 2009 la progression était à deux chiffres d’une année sur l’autre.</p>
<p>Aux 20 000 participants de la Conférence (chercheurs, experts, membres d’associations et malades), Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial, a évoqué les besoins des pays pauvres : de 13 à 21 milliards de dollars pour 2011-2013. Rappelons qu’en 2008, sur les 33 millions de personnes atteintes du sida dans le monde, plus de 22 millions l’étaient en Afrique subsaharienne. Rappelons également que chaque année, 400 000 enfants naissent en Afrique avec le sida, alors que ce mode transmission est quasi éliminé dans le reste du monde ; un tiers de ces enfants mourra avant ses 1 an. <em>« Si nous n’avons pas assez de fonds pour continuer à inclure de nouveaux malades, les nouveaux malades qui arriveront dans les cliniques, nous devrons leur dire “désolés, inscrivez votre nom sur la liste, et on vous appellera le jour où on aura des médicaments”. Et le jour où on les appellera, ils seront morts », </em>déclarait Michel Kazatchkine.</p>
<p>Le directeur du Fonds mondial a alors proposé des aides venant de pays émergents (Chine, Inde…) ainsi que des financements innovants, telles que des taxes sur les transactions financières. Un appel à la mobilisation qui intervient dans un contexte pourtant plutôt optimiste en matière de lutte contre la maladie. Comme le soulignait Michel Sidibé, le directeur de l’Onusida, dans un tchat accordé au journal <em>Le Monde</em>, <em>«</em><em> il y a plus de 5 millions de personnes sous traitement. C&#8217;est la première fois durant les vingt dernières années que nous voyons des progrès aussi rapides. Parallèlement, nous constatons une baisse des nouvelles infections de 17 %. »</em> Et en matière de traitement, de nouvelles pistes laissent à espérer : une récente étude montre que placer les séropositifs sous trithérapie divise par deux le nombre de nouveaux cas d&#8217;infection au VIH, ce qui va dans le sens d&#8217;une utilisation des trithérapies pour réduire la transmission du VIH.</p>
<p>À cette Conférence de Vienne, certains États ont aussi brillé par leur absence : aucun dirigeant d’Europe de l’Est, alors qu’on note une augmentation de 57 % des nouvelles infections dans cette partie du monde, expliqué notamment par une absence de services adéquats pour les toxicomanes. Des personnes qui, obligées de se cacher, sont plus exposées à l’épidémie. Ce qui a conduit plusieurs grands noms de la recherche et de la lutte contre le sida (<a href="http://www.lemonde.fr/sujet/4589/francoise-barre-sinoussi.html">Françoise Barré-Sinoussi</a>, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/eb74/prix-nobel.html">Prix Nobel</a> de médecine et codécouvreuse du virus VIH, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/1e64/brigitte-schmied.html">Brigitte Schmied</a>, présidente de la Société internationale sur le sida) à publier, la veille de la Conférence, un Appel de Vienne, pour une réforme de la <em>« guerre contre la drogue »</em> afin d’éliminer <em>« les obstacles à la mise en place de régimes efficaces de prévention, de traitement et de soins du VIH ». </em></p>
<p>Une conférence qui a été également marquée par une grande marche pour<em> </em>le respect des droits de l’homme et leur application immédiate. En tête de cortège, cette banderole : « human rights now more than ever - aujourd’hui plus que jamais ». <em>« Il y avait dans cette marche un élan, une ferveur et une énergie que je n’avais pas ressentis depuis la marche de </em><em>Durban </em><em>il y a dix ans »</em>, notait Michel Kazatchkine sur son blog. <em>« Nous ne pourrons pas gagner la bataille contre le </em><em>sida</em><em> si nous n’attachons pas plus d’importance aux droits humains. Il nous faut faire beaucoup plus pour combattre l’inégalité des sexes et la violence contre les femmes et les filles, la violence domestique qui touche tant de femmes dans le monde. »</em></p>
<p><em><span id="more-7792"></span></em></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/aids2010_wishtree-237x219.jpg" alt="Austria, Vienna. XVIII International AIDS Conference (AIDS 2010) Photo shows: Wish Tree with thoughts from the Eastern European and Central Asian community.  Â©IAS/Marcus Rose/Workers' Photos" /></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Sidib%25C3%25A9">Miche Sidibe</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%25C3%25A7oise_Barr%25C3%25A9-Sinoussi">Francoise Barre-Sinoussi</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Jean Paul Gaultier soutient Born HIV Free</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 00:42:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fonds Mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Homepage]]></category>

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		<description><![CDATA[Le célèbre couturier, sensibilisé à la lutte contre le sida, s’est associé à la campagne Born HIV en dessinant une marinière qui sera distribuée du 6 août au 19 août en kiosque avec le magazine Elle. 

 
« Je n’ai qu’un regret : ne pas avoir inventé le plus beau des vêtements, c’est-à-dire le préservatif. » Jean Paul [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3><strong><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/mariniere-737x277.jpg" alt="mariniere-737x277" />Le célèbre couturier, sensibilisé à la lutte contre le sida, s’est associé à la campagne Born HIV en dessinant une marinière qui sera distribuée du 6 août au 19 août en kiosque avec le magazine <em>Elle</em>. </strong></h3>
<p><strong><br />
 </strong></p>
<p><em>« Je n’ai qu’un regret : ne pas avoir inventé le plus beau des vêtements, c’est-à-dire le préservatif. »</em> Jean Paul Gaultier vient de s’associer à Born HIV Free en dessinant une marinière au logo de la campagne en faveur du Fonds mondial contre le sida.</p>
<p><em>« Ça me paraissait naturel parce que dans la mode on a été et on reste très concerné par le sida. Il y a plein de morts. Tout le monde a dans sa vie une personne qui lui est chère. Moi, j’ai eu mon petit copain qui est mort, il y a de cela maintenant dix-huit ans. Le sida est toujours là. </em>» Le magazine <em>Elle</em> s’est associé à la campagne. Du 6 août jusqu’au 19 août, le T-shirt sera distribué avec le magazine sur une partie de sa diffusion.</p>
<p><span id="more-7795"></span></p>
<p><img class="ngg-singlepic ngg-none" src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/mariniere-carre.jpg" alt="mariniere-carre" /><br class="spacer_" /></p>
<p><a href="http://www.elle.fr/elle/">Elle</a></p>
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		<title>Patrick Jouin le métier de designer</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Jul 2010 20:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondation Carla Bruni-Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Homepage]]></category>

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		<description><![CDATA[
 Le designer français a animé un atelier d’éveil dans le cadre du programme Révélations Lancôme de la Fondation. Des bornes Velib’ au Plaza Athénée, Patrick Jouin s’est imposé discrètement mais sûrement comme un des designers les plus talentueux de sa génération. Élevé dans un petit village de la région nantaise, ce fils d’artisan, grapheur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/jouin-bureau-737x230.jpg" alt="jouin" /></p>
<p><strong> </strong><span style="text-decoration: underline;">Le designer français a animé un atelier d’éveil dans le cadre du programme <em>Révélations Lancôme</em> de la Fondation. Des bornes Velib’ au Plaza Athénée, Patrick Jouin s’est imposé discrètement mais sûrement comme un des designers les plus talentueux de sa génération. Élevé dans un petit village de la région nantaise, ce fils d’artisan, grapheur à 15 ans sur mobylette, a longtemps pensé qu’il ne pourrait jamais être du « cercle ». Finalement, par le dessin, le maniement des métiers de façonnage, accompagnés d’un apprentissage par les livres, la radio et les musées, Patrick Jouin, passé par l’ENSCI à Paris et une collaboration avec Philippe Starck, allait redécorer la boutique Van Cleef &amp; Arpels de la place Vendôme tout en travaillant avec Alain Ducasse sur une nouvelle ergonomie de casseroles. Au printemps dernier, dans le cadre du programme <em>Révélations Lancôme</em> de la Fondation, Patrick Jouin rencontrait des élèves du lycée professionnel Édouard-Branly à Dreux, désireux d’intégrer une école d’art. Il les a retrouvés lors d’une visite commentée de l’exposition que le Centre Georges-Pompidou lui consacrait. Alors qu’il travaille sur des projets aussi variés qu’un restaurant bio pour les Galeries Lafayette, une Villa Médicis pour le groupe Swatch à Shanghai, une nouvelle signalétique pour les taxis parisiens ou une vaste demeure donnant sur la mer Noire en Crimée, le designer revient sur son métier. Et là, à nouveau, le don c’est la curiosité.</span></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Comment un fils d’artisan devient-il designer ?</h4>
<p>Mon père avait une petite entreprise, Jean-Claude Jouin, qui deviendra Jouin Solution Plastique (JSP). Il faisait de l’usinage de pièces. Je l’ai toujours vu travailler. Il s’était spécialisé dans une matière nouvelle : le plastique. Avec un BTS de mécanique (usinage, tour, fraiseuse), il effectuait des tâches techniques assez complexes, très précises : usinage, bricolage, transformation des matières plastiques, mélangées à des métaux. Des mouvements, des rotations, des translations, de l’électronique…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Et vous étiez à ses côtés ?</h4>
<p>Oui, comme un gamin avec son père. Je le voyais dessiner, se creuser la tête. Comme n’importe quel artisan, il se posait des questions. Et à table, il parlait de ses problèmes. Il avait besoin de cela pour les résoudre. Forcément, en le voyant faire, j’ai commencé à lui donner un coup de main. À 5 ans, je tenais les pièces qu’il soudait. À force, tu te mets à faire des choses, scier un morceau de 5 cm, le polir, le peindre. C’est ce que je savais faire mieux que lui. Étant minutieux, j’étais très bon dans les finitions. Et, un jour, j’avais appris sans m’en rendre compte.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Votre père était-il pédagogue ?</h4>
<p>Oui, très.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Il y a donc là l’idée de transmission…</h4>
<p>C’est quelque chose que j’ai gardé. À l’agence, j’essaie que chacun puisse apporter ses connaissances. Il y avait un garçon, Jean-Baptiste Auvray, dont le père était tapissier. Cela m’a permis d’apprendre énormément sur le tissu, le rembourrage de canapés. On a tous une connaissance particulière. L’important est qu’elle circule…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Le design, est-ce le recueillement d’une somme de métiers qui ne s’apprennent que dans la transmission ?</h4>
<p>Il y a beaucoup de métiers qu’on ne peut pas apprendre pendant ses études de design ou d’architecture intérieure. On ne les connaît pas, pourtant on sera amené un jour à les rencontrer. À l’école, on apprend, techniquement, à concevoir un espace, un objet. Moi, j’ai eu cette chance de connaître déjà quelques métiers d’artisanat et d’en rencontrer d’autres (dont les principes sont d’ailleurs souvent les mêmes). C’est un métier où on apprend beaucoup sur le tas.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Donc, pour revenir à la première question, quel chemin vous a amené à devenir designer ?</h4>
<p>Il y avait chez moi cette envie de concevoir, faire des objets, j’aimais le côté belle pièce avec un aspect artistique. Rapidement, j’ai découvert que j’aimais dessiner. On ne sait pas trop alors si on sait dessiner parce qu’on aime dessiner ou si c’est parce que c’est une chose qu’on est toujours en train de faire… Quoi qu’il en soit, au final, on dessine mieux que ses camarades… J’avais aussi une fascination pour l’art : la bande dessinée, toute la bande dessinée, mais aussi la peinture, la sculpture, les illustrateurs, Gustave Doré, Léonard de Vinci, Raphaël… Il n’y avait pas de limites, tous ceux qui savaient dessiner m’apprenaient.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/horloge-plaza-athenee-x490.jpg" alt="jouin" /></p>
<h4>Où découvre-t-on ces artistes ? Dans les musées ? les livres ?</h4>
<p>Je vivais à la campagne, cela passait donc par les livres. Je me souviens que ma mère avait acheté l’encyclopédie <em>Tout l’univers</em>. Elle s’était ruinée : le genre achat à crédit sur dix ans. Mais pour mes parents, c’était un acte financier vraiment important. Et un jour, ma mère nous a annoncé : <em>« Ça y est, j’ai fini de payer </em>Tout l’univers ! »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Designer, c’est un métier qui existait dans votre champ mental ?</h4>
<p>Oui, avec Roger Tallon, Philippe Starck, Raymond Loewy, Dieter Rams, Paulin et Jean-Louis Barrault, qui était mon designer préféré. C’est lui qui avait dessiné la Mehari, toutes les balances Terraillon, plein d’objets usuels un peu comme Marco Zanuzo en Italie. J’ai découvert ensuite le design italien. J’avais envie de dessiner des pièces comme cela, d’abord du design de carrosserie, puis l’école m’a aidé à ouvrir mon regard et à sortir de l’esthétique industrielle.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<blockquote>
<h4>À votre exposition au Centre Pompidou, vous avez ressorti une photo de votre première mobylette, sur laquelle vous dessiniez à l’aéro. Pourquoi ?</h4>
</blockquote>
<blockquote><p>C’est kitsch, mais c’est là d’où je viens. À 15 ans, je trouvais cela très beau, ces dessins à la bombe. Pour moi, c’était la pop culture. Je viens d’un petit village, où les choses sensibles, subtiles, cultivées peuvent vous échapper. Il fallait que des gens m’aident à trouver une sensibilité, qui était pourtant là en moi. Cela peut être long. Moi, ça a été mon grand frère. Mon oncle, le frère de mon père, m’a aussi amené toute la contre-culture : musique, cinéma… Il m’a branché sur l’émission de Bernard Lenoir sur France Inter. Pendant des années, je n’ai fait que l’écouter, la nuit, dans mon lit. C’est un de mes héros. Grâce à lui, j’ai découvert plein de choses, Joy Division, etc. Ça m’a transpercé. Il y avait là une poésie, un romantisme, qui me montraient une autre voie à découvrir. Je me suis dit alors qu’il fallait bouger, essayer de comprendre ce qui me touchait.</p>
</blockquote>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Le kitsch entre-t-il dans votre palette aujourd’hui ?</h4>
<p>Non, j’évite. Pour moi, le kitsch c’est faire l’objet que des centaines de personnes dessinent en même temps. On peut donc être kitsch en temps réel… Ce qui m’intéresse, c’est d’être dans une invention esthétique. On ne sait pas ce qu’elle va devenir, et il ne faut pas y penser. Si on le fait, on prend le risque de vouloir qu’elle passe le temps, et là c’est terrible… On enlève un élément du jeu quand on est trop dans l’écume du jour.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Dans la mode, on entend souvent que « la mode vient de la rue. » Est-ce la même chose pour le design ?</h4>
<p>Il faut faire attention à ne pas trop regarder. Tout l’intérêt est de faire ses propres projets. Bien sûr, lorsqu’on ouvre un magazine de design, on voit des formes incroyables. Cela titille. Mais tout le jeu, c’est d’être influencé soi-même… On fait ça pour se rassurer car on a peur de ne pas trouver, mais tout le jeu réside dans cette peur.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Après la collection <em>Tout l’univers</em>, vos parents vous ont acheté un billet de train pour Paris…</h4>
<p>Mon grand frère pensait qu’il me manquait des clés. Il me fallait aller dans un musée. Donc, on a pris le train pour Paris. Je devais avoir 15 ans. On est allé au Centre Pompidou. Prendre le train, le métro, être avec son frère, toute la journée, discuter, aller dans un musée, s’en prendre plein les yeux, la foule, Paris : cela m’effrayait ; en même temps, il y avait là quelque chose qui me donnait envie d’aller vers ce qui me faisait peur. Même si elle paraît aujourd’hui ridicule, cette prise de risque était énorme : après avoir tenté les Beaux Arts d’Angoulême pour faire de la BD, je décidai d’aller à Paris pour faire mes études. Quitter sa famille, même si ce n’est que pendant la semaine, ce n’est pas évident à cet âge-là. On a peur du vide. Je me suis inscrit à droite à gauche, à Duperré ou aux Arts déco, où je n’ai pas été pris car je n’étais pas assez bon en mathématiques…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Finalement, ce sera l’ENSCI, l’école de création industrielle fondée par Charlotte Perriand…</h4>
<p>Oui, où le dossier scolaire n’est pas très important. Il faut avoir son bac, ensuite cela se juge sur les dessins et votre personnalité. Mais cette école, c’était vraiment au hasard, une brochure que j’ai sortie d’une pile… Il y avait une petite lumière, j’y suis allé…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Donc, la chance c’est une brochure qui dépasse d’une pile…</h4>
<p>Oui, car je n’avais aucune idée où aller. En même temps, c’était exactement l’école qu’il me fallait : pas de système de notes et une confiance totale en l’élève. On laisse faire. Ce que je n’avais pas trouvé à l’école. Le cursus est individualisé, chaque élève décide de son orientation, les personnes qu’il va rencontrer durant les cinq ans de l’école. Le contrôle devient une discussion d’adultes : Est-ce que tu as envie de continuer ? Certains élèves partent au bout d’un an, mais c’est une décision qui leur appartient, ce n’est pas l’école qui les vire.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Qu’avez-vous appris d’autre dans cette école ?</h4>
<p>On y apprend des techniques, une méthodologie du design, une organisation des idées, c’est un va-et-vient perpétuel entre l’intention et la réalisation d’une forme. On y aborde des problèmes industriels, de fabrication. C’est large. On apprend aussi à réfléchir ensemble, à construire dans la critique. Et le côté humain aussi de la discussion, tout comme de se débrouiller seul dans la vie à Paris.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Vous a-t-on mis à contribution sur des projets ?</h4>
<p>Oui, très rapidement. À plusieurs élèves, nous avons travaillé sur un projet de voiture pour l’Inde, baptisé <em>Malabar</em>. On avait réalisé une maquette à l’échelle 1 qu’on a présentée là-bas. Une aventure incroyable. On était cinq à travailler ensemble : compromis, discussions, écoute des intuitions de chacun, respect des autres. J’y ai découvert mes meilleurs amis. Et ce voyage : hallucinant, trois mois dans une école du design en Inde, apprentissage de l’anglais, découverte d’une autre culture… Longtemps après, j’en ai discuté avec Anne-Marie Boutin, la directrice de l’ENSCI, qui m’avouait alors : On vous voyait faire, on ne savait pas toujours, mais on laissait faire.</p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/jouin-portrait-x490.jpg" alt="jouin" /></p>
<h4>À cette exposition à Beaubourg, vous avez mis en photo les photos de vos collaborateurs. C’était important de mettre en avant l’équipe de votre agence ?</h4>
<p>Oui. Car aucune agence au monde ne fonctionne pas dans un travail collaboratif. C’est complexe : le système sollicite une signature, mais ce n’est jamais le travail d’une seule main. En cela, le design diffère de l’art : il y a un client, puis un utilisateur, qui vous échappe. On est vraiment dans un travail d’équipe, où il est difficile, à un moment, de savoir qui a fait quoi.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Ce sont des écritures complémentaires ?</h4>
<p>Chaque designer apporte son écriture au projet, comme je le faisais chez Starck. Parfois, je dessine et parfois à peine, c’est une autre personne qui met sa patte. On met alors nos noms côte à côte, avec un chef de projet et un designer.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Était-il nécessaire pour vous de passer par une autre agence, Philippe Starck en l’occurrence, avant de créer la vôtre ?</h4>
<p>En sortant de l’ENSCI, je n’imaginais pas me mettre en indépendant. Je n’avais pas suffisant confiance en moi. Ça ne me traversait même pas l’esprit. Je voulais intégrer une entreprise. Starck, à l’époque, était la plus belle agence à Paris. Il y a eu une annonce dans <em>Libération</em>. J’y ai répondu, comme tout le monde. Mais sans y croire. Je l’ai fait avec un certain défaitisme. Je ne pensais pas que ça marcherait, et pourtant si. C’était en 1993-1994. J’ai passé trois, quatre ans chez Starck. C’était l’aventure du design industriel de l’époque. On croisait des designers du monde entier pour le projet Thomson Multimédia. J’ai alors compris comment fonctionnait une agence comme celle-ci, l’ultracréativité de Philippe Starck, tout le système autour. Ça m’a donné confiance. J’apportais des choses. Puis, petit à petit, il est devenu évident que je devais m’accomplir par moi-même.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<blockquote>
<h4>En France, les métiers artistiques semblent souvent être des mondes cloisonnés, verrouillés, inaccessibles. Faut-il être mondain pour les pénétrer ?</h4>
</blockquote>
<blockquote><p>Effectivement, quand on observe le monde du meuble, qui est l’écume du design, de loin on a l’impression d’un cercle fermé. Mais il le reste tant qu’on n’a rien fait ! Une fois que tu as commencé à faire quelque chose, tu rentres dedans. Puis, tu y es sans t’en apercevoir. Ce n’est pas plus compliqué que cela : il faut juste travailler. Dessiner. Soit le VIA produit le prototype, soit tu le fais toi-même. Tu le prends en photo et tu l’envoies à <em>Intra Muros</em>. S’il plaît à Chantal Hamaide, elle le publie. Ce n’est donc pas un monde inaccessible, même s’il peut paraître effrayant au premier abord. Puis, une fois dedans, tu te rends compte que tout le monde est dans la même galère, à essayer de dessiner un objet qui existera peut-être un jour…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
</blockquote>
<h4></h4>
<h4>Donc, comme dirait Monsieur Jourdain, il s’agit de commencer par le début…</h4>
<p>Le début, c’est être en mouvement. Si tu restes chez toi à ne rien faire en te disant que tu deviendras un grand designer, eh bien il ne t’arrivera rien ! Bien sûr, d’autres paramètres s’imposent avec le talent, mais je connais aussi des gens très timides qui réussissent très bien. Longtemps, le système a fonctionné sur un mimétisme à la Philippe Starck. On avait l’impression qu’il fallait être une star du rock’n’roll pour faire du design… Mais non ! Lui, il est comme ça, mais tu n’es pas obligé de mettre un costume rose pour dessiner. Il faut faire comme on est. C’est un métier qu’on peut faire sans avoir besoin de se travestir ou essayer d’avoir une autre personnalité. C’est comme à un bal masqué. Oui, on se déguise, mais à un moment donné, on enlève le masque. Et on découvre d’autres gens très sympathiques…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Dessinez-vous encore beaucoup ou la partie commerciale l’emporte-t-elle dans votre quotidien de patron (associé) d’agence ?</h4>
<p>Le terme « commercial » ne me plaît pas beaucoup. Car les étapes ne sont pas scindées. Les projets se font souvent à notre insu, dès les premières discussions, parfois même pendant les négociations contractuelles. Au moment où on commence à parler d’un projet, j’ai des images mentales. Je les dessine, devant le client. C’est l’intuition du moment, que je vais ensuite tenter de respecter. Ce ne sont pas toujours des bonnes idées. Alors, on est peut-être dans le commerce, mais aussi déjà dans le design.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Vous disiez que le projet dont vous êtes le plus fier ce sont vos sanisettes pour la Ville de Paris. Pourquoi ?</h4>
<p>Parce que c’était un projet difficile et qu’il a été exemplaire dans la manière dont il a été mené. L’enjeu était énorme, c’était un magnifique concours. Ça s’est bien passé et je suis content du résultat. Ce n’est pas toujours le cas. Et puis, on rend service aussi. C’est un objet qui a une fonction évidente…</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Les appels à projets, est-ce la partie cruelle du métier ? Comment les vivez-vous ?</h4>
<p>Très mal. Si on pense qu’on a fait du mieux qu’on pouvait, on se sent moins mal quand on perd. Mais quand on trouve son projet meilleur que celui retenu, on se dit forcément qu’il y a eu un truc. C’est toujours compliqué. Et parfois, cela des incidences sur la vie de l’agence. Mais le design, c’est moins compliqué que l’architecture. Là, ce ne sont que des concours. On y met chaque fois tout son cœur… J’ai un copain qui gagne souvent le deuxième prix, mais le deuxième prix dans un concours, ça n’existe pas.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span id="more-7735"></span></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/lexon-d-i-maths-235x223.jpg" alt="jouin" /></p>
<p><a href="http://www.patrickjouin.com/site/">Patrick Jouin</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9lib%27">Velib</a></p>
<p><a href="http://www.plaza-athenee-paris.fr/hotel-paris">Plaza Athenee</a></p>
<p><a href="http://www.ensci.com/">ENSCI</a></p>
<p><a href="http://www.starck.com/">Philippe Starck</a></p>
<p><a href="http://www.vancleef-arpels.com/fr/van-cleef.html#/home/">Van Cleef &amp; Arpels</a></p>
<p><a href="http://www.alain-ducasse.com/public/en_ce_moment/fr_encemoment.htm">Alain Ducasse</a></p>
<p><a href="http://www.centrepompidou.fr/">Centre Georges-Pompidou</a></p>
<p><a href="http://www.galerieslafayette.com/index.php">Galeries Lafayette</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Villa_M%C3%A9dicis">Villa Medicis</a></p>
<p><a href="http://www.swatch.com/fr_fr/home.html">Swatch</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roger_Tallon">Roger Tallon</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Loewy">Raymond Loewy</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Dieter_Rams">Dieter Rams</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Paulin">Paulin</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Citro%C3%ABn_M%C3%A9hari">Mehari</a></p>
<p><a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/cestlenoir/">Bernard Lenoir</a></p>
<p><a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/accueil/">France Inter</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joy_Division">Joy Division</a></p>
<p><a href="http://www.ensba.fr/liens/ecoles.asp">Beaux Arts</a></p>
<p><a href="http://www.duperre.org/">Duperre</a></p>
<p><a href="http://www.ensad.fr/">Arts deco</a></p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/">Liberation</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Technicolor_%28entreprise_fran%C3%A7aise%29">Thomson Multimedia</a></p>
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		<title>14 Juillet Mettre la lumière sur d’autres personnes</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 20:26:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Carla Bruni-Sarkozy]]></category>
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Une jeune agricultrice installée dans le Finistère, une infirmière en soins palliatifs à l’hôpital de Zuydcoote (Nord), une bénévole de la Croix-Rouge en Seine-Saint-Denis, une pilote d’hélicoptère de l’armée de l’Air, une chercheuse du CNRS en épigénétique, mais aussi un soldat blessé en Afghanistan, un ouvrier maître d’apprentissage de l’usine Schrader de Pontarlier (Doubs), le [...]]]></description>
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<p>Une jeune agricultrice installée dans le Finistère, une infirmière en soins palliatifs à l’hôpital de Zuydcoote (Nord), une bénévole de la Croix-Rouge en Seine-Saint-Denis, une pilote d’hélicoptère de l’armée de l’Air, une chercheuse du CNRS en épigénétique, mais aussi un soldat blessé en Afghanistan, un ouvrier maître d’apprentissage de l’usine Schrader de Pontarlier (Doubs), le principal d’un collège de zone prioritaire à Nanterre (Hauts-de-Seine), un fonctionnaire de police de la brigade de recherche et d’intervention de Marseille, un gendarme mobilisé lors des inondations meurtrières du Var, un sapeur-pompier mobilisé pendant la tempête Xynthia et un chef d’entreprise qui a relocalisé à Dreux (Eure-et-Loir) son usine de fonderie de fonte jusque-là en Chine.</p>
<p>Ce 14 juillet 2010, ce sont ces douze femmes et hommes qui ont été invités au déjeuner organisé en remplacement de la traditionnelle garden party, annulée cette année pour cause d’économie budgétaire. Douze Français et Français qui <em>« ont été distingués pour leur travail et leur courage »</em>. Car, ainsi que le rappelait Carla Bruni-Sarkozy, à l’issue du défilé militaire sur les Champs-Élysées, <em>« c’est à cela qu’un jour national doit servir (…), mettre la lumière sur d’autres personnes »</em>.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/defile-14-juillet-2010-3-x492.jpg" alt="14juillet" /></p>
<p>Cette année, le défilé militaire du 14-Juillet, était marqué par deux anniversaires, les 100 ans de l’aéronavale et les 50 ans de l’accession à indépendance de treize anciennes colonies de l’Afrique subsaharienne. Ainsi, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo ont-ils vu leurs troupes défiler sous l’œil de leurs chefs d’État respectifs, installés place de la Concorde. « <em>C’est le lien du sang que nous célébrons, le lien né de la contribution des troupes africaines à la défense et à la libération de la France</em> », avait écrit le président français dans un message adressé aux participants, en rappelant : « <em>Des milliers de soldats venus d’Afrique sont morts pour la France lors des deux guerres mondiales</em>. » Une rencontre qui avait pour but « <em>de célébrer la force des liens que l’Histoire a tissés entre nos peuples. Et la force de cette rencontre, c’est de construire ensemble notre avenir.</em> »</p>
<p>La veille, Nicolas Sarkozy s’entretenait avec les treize chefs d’État africains représentés. Et Carla Bruni-Sarkozy, en présence de Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, recevait leurs épouses pour une réunion amicale et de travail autour du thème de la santé en Afrique. Car entre l’ambassadrice du Fonds mondial contre le sida et l’Afrique, il y a un lien, comme le rappelait Jean-Claude Narcy, lors d’une interview après le défilé militaire : ses déplacements au Burkina Faso et au Bénin pour sensibiliser à la question de la transmission du virus du VIH de la mère à l’enfant. Un engagement évoqué par le journaliste, avant d’aller recueillir avec la Première dame de France les témoignages des conjoints de soldats français partis au front. Des personnes qui méritent aussi la lumière.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span id="more-7729"></span> <img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/defile-14-juillet-2010-4-233x221.jpg" alt="14juillet" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><a href="http://www.croix-rouge.fr/">Croix-Rouge</a></p>
<p><a href="http://www.cnrs.fr/">CNRS</a></p>
<p><a href="http://www.schrader.fr/de/r_print.htm?id=33&amp;ncode=123&amp;r=1080">Usine Schrader</a> (article)</p>
<p><a href="http://www.netmarine.net/aero/index.htm">Aeronavale</a></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Narcy">Jean-Claude Narcy</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Dominique Ghesquière atelier en prison</title>
		<link>http://www.carlabrunisarkozy.org/fr/dominique-ghesquiere-atelier-en-prison/</link>
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		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 20:27:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fondation Carla Bruni-Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Homepage]]></category>

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		<description><![CDATA[
Dominique Ghesquière, artiste plasticienne, a animé trente heures d’atelier sculpture à la maison d’arrêt des femmes de Versailles. Ateliers mis en œuvre par le SPIP des Yvelines, le centre d’art contemporain de l’Onde (Villacoublay) et la Fondation. Retour sur ces séances qui ont eu lieu en mai et juin derniers

 
Était-ce la première fois que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/dominiqueghesquiere-736x230.jpg" alt="ghesquiere" /></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Dominique Ghesquière, artiste plasticienne, a animé trente heures d’atelier sculpture à la maison d’arrêt des femmes de Versailles. Ateliers mis en œuvre par le SPIP des Yvelines, le centre d’art contemporain de l’Onde (Villacoublay) et la Fondation. Retour sur ces séances qui ont eu lieu en mai et juin derniers</span></p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><br />
 </span></p>
<h4>Était-ce la première fois que vous alliez en prison ?</h4>
<p>Oui. C’est le centre de l’Onde qui me l’a proposé. L’année dernière, nous avions travaillé ensemble sur une intervention avec une classe à PAC (classe à projet artistique et culturel) en niveau primaire. Ce programme de vingt heures consistait à accompagner des enfants de CM2 dans la réalisation d’un projet artistique. Nous avons réalisé une œuvre en collaboration avec les jardiniers du Château de Versailles.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Y a-t-il un lien entre ces deux activités ?</h4>
<p><span style="color: #333333;">Oui, aussi bien pour les enfants que pour ces femmes en prison, il était plus question d’une approche artistique que d’art à proprement parler. À la maison d’arrêt, il s’agissait de réaliser un objet reconnaissable avec un matériau très simple, du carton gris, et de le rendre pliable même s&#8217;il ne l’est pas normalement.</span></p>
<blockquote>
<h4>Quelles questions se sont posées à vous lors de cet atelier en prison ?</h4>
</blockquote>
<blockquote><p>Comment faire converger les motivations de personnes venant d’horizons différents, et que chacune s’y retrouve sans que personne ne soit instrumentalisé… Je suis venue avec mon expérience, un regard éduqué et un intérêt pour l’art ; elles, non. Ce qui les intéressait, c’était de pouvoir participer à un atelier leur permettant pour certaines de bénéficier d’une remise de peine et pour d’autres de se servir de cet objet fabriqué pour établir une communication avec leur enfant. Chacune des quatre participantes au workshop avait un enfant en bas âge, dont elles étaient séparées. Deux d’entre elles en ont donc profité pour réaliser un objet qu’elles pourraient amener au parloir et montrer à leur enfant : un cœur qui surgit d’une boîte avec un message pour l’une d’elles et un arbre « cache-cache » pour une autre. Grâce à un ingénieux système d’articulation, cet objet permettait de montrer et de cacher des dessins d’animaux sous des feuilles d’arbre…</p>
</blockquote>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Aviez-vous des retours lors de ces séances ?</h4>
<p>Toutes ont dit, en cours d’atelier, qu’elles appréciaient vraiment de ne pas voir le temps passer parce qu’elles étaient très concentrées, intéressées. L’une d’elles a même dit son étonnement d’avoir réussi à faire quelque chose d’aussi beau ; jamais, elle n’aurait cru en être capable.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/dominiqueghesquiere-x490.jpg" alt="ghesquiere" /></p>
<h4>Y avait-il un cahier des charges ?</h4>
<p>Il y avait trente heures d’atelier, réparties en dix séances de trois heures. Il fallait nécessairement des contraintes. Pour l’arbre cache-cache, nous avons discuté ensemble pour trouver un compromis. La personne détenue a accepté de ne pas ajouter de couleurs pour respecter l’unité avec les objets des autres. De mon côté, j’ai accepté qu’elle s’éloigne du cadre initial en incluant des dessins d’animaux dans l’objet.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>Si on reprend depuis le début, comment ces séances se sont-elles déroulées ?</h4>
<p>L’ambiance varie certainement énormément en fonction des participantes et de leur entente. Mais rapidement, nous sommes arrivées à un petit groupe assez homogène. Au début, un surveillant était présent par intermittence car j’utilisais des cutters. Plusieurs séances ont été consacrées à un travail d’approche : Comment obtenir un volume à partir d’une feuille de papier plate ? De même avec un morceau de carton. Ensuite, nous avons expérimenté le pliage de ces volumes. Par exemple, comment plier un cube ? Puis, nous avons effectué un brainstorming en commun. Chacune à son tour notait les objets qui lui manquaient le plus. Chacune a choisi dans la liste un objet qui lui importait. Enfin, nous avons réfléchi ensemble à le rendre pliable. Utiliser, comme disait Gilles Deleuze, <em>« un maximum de matière pour un minimum d’étendue ». </em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<h4>C’est une métaphore ?</h4>
<p>Oui, mais que je me garderais bien de l’interpréter. Pour moi, chacune des détenues était auteure, avec la possibilité de mettre ce qu’elle voulait dans son objet.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<blockquote>
<h4>Avez-vous échangé ?</h4>
</blockquote>
<blockquote><p>Le dernier jour, nous avons pris le temps de réunir les objets et de les regarder. C’était un univers gris et sobre, une matière uniforme. L’attention était dès lors portée sur autre chose, il n’y avait pas de distraction du regard, mais une sorte de convergence vers le détail qui intrigue : la surface articulée du carrelage de tomettes, la tête du lit qui se rabattait. Il y avait de la poésie.</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
</blockquote>
<h4>Et qu’en avez-vous retenu, personnellement ?</h4>
<p>Je n’étais jamais rentrée dans une prison. C’est une expérience très forte. L’ambiance qui se dégage de ce lieu est impressionnante. Les sons, le manque de rapport à l’extérieur, les temps très longs de déplacement d’une pièce à l’autre, la présence constante de personnel de surveillance, les portes fermées à clé partout. Je faisais cette expérience pendant le temps passé à atteindre la salle d’arts plastiques depuis l’entrée et également lorsque j’attendais les prévenues, enfermée dans cette pièce avec une fenêtre haut placée, sans vue sur l’extérieur. Je n’ai, bien sûr, pas posé de questions aux détenues. Et elles ne m’en ont posé que très peu, juste pour savoir si j’avais des enfants et comment était ma vie d’artiste. J’ai volontairement gardé une certaine distance, en restant par exemple dans le vouvoiement. Mais je voudrais revenir à la question de la place de chacune dans ce groupe que nous avons formé durant cet atelier. L’une d’elles avait de réelles difficultés à prendre la moindre initiative. Vers la fin de l’atelier, elle a pris une décision concernant son objet, à l’encontre des conseils des autres, et qu’elle le fasse sans rien demander à personne… C’était une petite victoire…</p>
<p><span id="more-7731"></span></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/dominiqueghesquiere-235x220.jpg" alt="ghesquiere" /></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Deleuze">Gilles Deleuze</a></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Bonzoms</title>
		<link>http://www.carlabrunisarkozy.org/fr/les-bonzoms/</link>
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		<pubDate>Thu, 15 Jul 2010 20:29:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>adminyj4pU4P</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fonds Mondial]]></category>
		<category><![CDATA[Homepage]]></category>

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		<description><![CDATA[
Jack Charlot, graphiste au sein du studio Bonzoms, revient sur le film Baby in the Sky qu’il a réalisé pour la campagne Born HIV Free et qui est diffusé sur la chaîne YouTube dédiée à cette campagne
« Dès les premières réunions, nous avons vu des documents chiffrés. On s’est retrouvés face à des gens pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/baby-sky-736.jpg" alt="pp" /></p>
<h3>Jack Charlot, graphiste au sein du studio Bonzoms, revient sur le film <em>Baby in the Sky </em>qu’il a réalisé pour la campagne Born HIV Free et qui est diffusé sur la chaîne YouTube dédiée à cette campagne</h3>
<p>« Dès les premières réunions, nous avons vu des documents chiffrés. On s’est retrouvés face à des gens pour qui c’était un sujet grave, vif, sérieux. Ce n’était pas juste de la dorure, comme c’est parfois le cas dans les commandes de films humanitaires. Leurs remarques n’étaient pas fondées sur des questions de goût ou d’ego personnels, mais en rapport avec un message.</p>
<p>Ils voulaient un film métaphorique, onirique, qui ne développe pas de sentiment d’anxiété. Il fallait arrêter de jouer sur ce sentiment de culpabilité pour les gens qui donnent, mais valoriser le sens du partage et de l’envie. Dans le cas de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, les médicaments existent, le problème c’est la mobilisation…</p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/cbs/bonzoms-jack-1.jpg" alt="14juillet" /></p>
<p><em>Portrait de Jack Charlot par les Bonzoms</em></p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p>Ce film s’adresse à une population occidentale de trentenaires. Le fait d’avoir un nombre limité d’interlocuteurs nous a permis de bénéficier d’une grande liberté artistique. Un scénariste a aidé au story-board. Il a proposé un voyage imaginaire. Sur le moment, on n’a pas cherché à analyser ce à quoi renvoyaient symboliquement les différents décors du film. Mais au final, nous avons vu qu’ils pouvaient laisser une large part à l’interprétation. On peut les voir comme la description des différentes étapes initiatiques qui jalonnent une vie, depuis l’apprentissage des premiers pas à la sérénité acquise en fin de parcours. Mais rien n’était conscient. De même, nous ne voulions pas parasiter la lecture par trop de références graphiques. Il fallait que ce soit universel, créatif sans être élitiste. Un « petit truc » coloré, enlevé, comme un morceau de pop qui laisse un bon souvenir. Un objet artistique qui attire l’attention, voire suscite des réactions, pour donner envie d’en savoir plus… »</p>
<p><br class="spacer_" /></p>
<p><span id="more-7733"></span></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/pp-colonne.jpg" alt="pp" /></p>
<p><img src="http://dynamic.carlabrunisarkozy.org/wp-content/gallery/global-fund/baby-sky-235-itv.jpg" alt="pp" /></p>
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