CNSMDP
Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Institution française / Jumelé avec la Juilliard School (New York) dans le cadre du programme boursier d’échanges franco-américain de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy (2010)
C’est un fait : le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris est né pendant la Révolution française (1795). Est-il pour autant révolutionnaire ? Loin de l’aspect institutionnel qu’il peut revêtir, le CNSMDP, tel qu’il s’abrège volontiers, a la particularité d’avoir éloigné la musique de l’esprit de Cour pour lui offrir un enseignement avec des musiciens dont l’histoire a retenu les noms : de Cherubini à Fauré, on peut dire que la maison a été bien gardée… Ses professeurs furent aussi prestigieux que ses directeurs : Ravel, Debussy, Paul Dukas, Darius Milhaud, Olivier Messiaen… C’est un style à la française, envié de par le monde, qui s’est transmis là. Ses master classes (de Rostropovitch à Yehudi Menuhin en passant par Zubin Mehta) sont également restées gravées dans les mémoires. Car le CNSM, qui se dit aussi CNSMDP, dans la mesure où il englobe le Conservatoire de danse, ne s’est pas contenté en deux siècles d’enseigner le piano et le chant. Il a ouvert ses portes à la composition, l’harmonie tout comme aux métiers du son, aux nouvelles technologiques et au jazz. Longtemps situé rue de Madrid, à l’initiative de François Mitterrand, il a déménagé depuis à La Villette, dans le vaste projet de Cité de la musique dessiné par l’architecte Christian de Portzamparc. À préciser que le lieu accueille 18 % d’étudiants étrangers, 41 nationalités différentes, qui confirment son intérêt sur le plan international.




























