Angleterre
Premier discours officiel / Première visite d’un chef d’État français en Angleterre depuis 1996 (26 et 27 mars 2008). Venue pour les 70 ans de l’appel du Général de Gaulle (18 juin 2010)
Mars 2008 : Au long de ces trente-six heures rythmées par le protocole de la Couronne, Nicolas Sarkozy affirme sa volonté d’un axe Paris-Londres en signe d’une « nouvelle fraternité » entre les deux pays sur le modèle Paris-Berlin. Jeudi 27, tandis que le président français s’entretient avec le Premier ministre britannique Gordon Brown lors d’un sommet bilatéral dans le stade de l’Emirates (nord de Londres), Carla Bruni-Sarkozy, au déjeuner donné par Sarah Brown pour l’organisation caricative White Ribbon (contre la mortalité des femmes en couche), prend la parole devant un parterre réunissant 150 des plus importantes personnalités féminines britanniques. À Lancaster House, la Première Dame de France appelle à se mobiliser pour les mères qui meurent dans les pays les plus pauvres en mettant leur enfant au monde : « L’une des plus grandes tragédies de notre temps se déroule dans l’ombre, en particulier dans les pays en développement, lorsque le moment le plus intense et le plus merveilleux, l’accouchement, peut se transformer en tragédie. »
Juin 2010 : Nicolas Sarkozy est le premier président français à célébrer l’appel du 18-Juin sur le sol britannique. Avec son épouse, ils se rendent au siège de la BBC, d’où l’appel a été lancé soixante-dix ans plus tôt, puis hommage à l’homme de la Résistance au Royal Chelsea Hospital de Londres, qui « est à l’Angleterre ce que les Invalides sont à la France ». Avant une cérémonie militaire à Carlton Gardens devant 700 vétérans français et 300 ex-Tommues, puis un déjeuner avec le Premier ministre britannique et son épouse, M. et Mme David et Samantha Cameron. Sachant que le nouveau Premier ministre britannique a fait ses études à Oxford, le chef de l’État français et son épouse lui offrent une copie du discours prononcé le 25 novembre 1941 par le général de Gaulle devant les élèves de cette université, qui évoque les relations entre la France et l’Angleterre. Puis, les hommages se poursuivent en fin d’après-midi à Paris, où le président français dépose une gerbe au pied de la statue du général de Gaulle et une au pied de la statue de Winston Churchill, avant de rejoindre le Mémorial de la France combattante, au Mont-Valérien.




























