Aides (association)
Association historique de lutte contre le VIH/Sida et les hépatites virales (1984). Don de la robe Dior portée lors de la visite d’État en Angleterre (mars 2008), mise aux enchères au profit de l’association (13 décembre 2008). Dîner de gala pour les 25 ans de l’association de lutte contre le sida (28 novembre 2009, sous le haut patronage de Carla Bruni-Sarkozy). Rencontre à l’Hôtel Marigny à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre 2009). Participation au dîner 2010 de l’association, sous le signe de l’espoir d’inverser la courbe de progression de l’épidémie.
Créée en 1984 par le sociologue Daniel Defert après la mort de son compagnon, le philosophe Michel Foucault, l’association Aides a la particularité de faire du malade un acteur clé du changement, en le considérant non pas comme un simple patient mais comme un expert de sa santé, de ses pratiques, de son vécu ainsi que de la communauté à laquelle il appartient. Daniel Defert fonde ainsi un lieu d’accueil ouvert à tous. Sept ans après, alors que l’association, reconnue entre-temps d’utilité publique, a permis la création de la revue Remaides et du service d’écoute téléphonique Sida Info Service (avec l’Agence française de lutte contre le sida), Daniel Defert quitte la présidence de Aides. Le docteur Arnaud Marty-Lavauzelle lui succède. Ce médecin psychiatre, disparu en février 2007, disait souvent : « Même dans la pire des catastrophes, il y a toujours quelque chose à faire.» Il disait aussi : «La pire image que je peux avoir en tête, c’est celle de quelqu’un qui, juste, passe dans une chambre d’hôpital et laisse quelques pâtisseries, puis repart.» Arnaud Marty-Lavauzelle va développer Aides et l’organiser en trente-deux comités locaux, 3 500 volontaires et une présence dans 99 villes. Durant son mandat, Arnaud Marty-Lavauzelle participe à la création de l’association Ensemble contre le sida (Sidaction) et abrite l’association ASUD, pour une réduction des risques de contamination par les drogues. Il participe également à la création du Fonds mondial contre le sida. En 1998, Christian Saout prend la relève et, depuis 2007, c’est Bruno Spire qui préside l’association, selon toujours les mêmes prérogatives, une indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques et la mise en place d’actions innovantes au regard de la loi. Après avoir notamment participé aux premiers programmes d’échanges de seringues, l’association proposait en décembre 2009 un test de dépistage du VIH très rapide, dans quatre centres à travers la France. Ce test s’adresse particulièrement à ceux qui n’osent pas aller dans les centres classiques de dépistage. Une goutte de sang prélevée au bout du doigt puis déposée sur un buvard : au bout de trente minutes, si le test est positif, une bandelette s’affiche. « En donnant un coup d’accélérateur au financement de l’accès aux soins aujourd’hui dans le monde, on arriverait à sans doute casser l’épidémie. Je ne connais pas les chiffres exacts des coûts globaux de la lutte, mais ce que je peux dire, c’est qu’on mégote pour diminuer, ou mieux, pour stagner dans les financements globaux, alors qu’il faudrait certainement les multiplier par dix pour pouvoir dépister tout le monde, traiter tout le monde », notait le 27 novembre 2009 Bruno Spire lors d’un tchat organisé par le journal Libération.




























