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Petrella (affaire)
Polémique (octobre 2008)
En octobre 2008, l’« Affaire Petrella » ravive le débat sur la position de l’État par rapport aux anciens activistes et terroristes d’extrême gauche italiens refugiés en France. Ex-membre des Brigades rouges condamnée à perpétuité pour l’assassinat d’un commissaire de police, la séquestion d’un magistrat et de quatre autres agressions, Marina Petrella (1954) se soustrait à la justice italienne tout juste après son jugement, le 6 mars 1992. Arrêtée en France (21 août 2007), elle est sous le coup d’une procédure d’extradation vers Rome. Comme pour Cesare Battisti, c’est l’engagement verbal pris en 1985 par le président Mitterrand qui est remis en cause (Doctrine Mitterrand) : droit d’asile dès lors que tout lien avec des activités terroristes ou des crimes de sang a été rompu. Plusieurs réactions après l’abrogation du décret d’extradition – et l’intervention de Valeria Bruni-Tedeschi et de Carla Bruni auprès du chef de l’État français (Marina Petrella : 40 kg, dépression, refus de s’alimenter) : « C’est comme s’il n’y avait pas de garanties démocratiques en Italie et que c’était à la France de protéger les ex-Brigades rouges d’un éventuel traitement inhumain en Italie », déclare Sabina Rossa (Corriere de la Serra), fille de Guido Rossa, ouvrier tué par les Brigades rouges. Isabella Bertolini, député conservateur italien : « Avancer des motifs humanitaires pour justifier la non-extradition de la Brigade rouge Petrella, condamnée pour meurtre, enlèvement et vol ressemble à une très mauvaise plaisanterie. » Décision saluée en revanche par la Ligue des Droits de l’homme et la gauche, en France. Pour François Hollande (PS), « cette femme n’aurait jamais dû être inquiétée dès lors qu’elle avait renoncé à toute activité politique, qu’elle était en France, qu’elle vivait paisiblement ».
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