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    Carla Bruni-Sarkozy

    14 Juillet : mettre la lumière sur d’autres personnes

    14.07.10
    14juillet2010

    14 Juillet : mettre la lumière sur d’autres personnes

    Une jeune agricultrice installée dans le Finistère, une infirmière en soins palliatifs à l’hôpital de Zuydcoote (Nord), une bénévole de la Croix-Rouge en Seine-Saint-Denis, une pilote d’hélicoptère de l’armée de l’Air, une chercheuse du CNRS en épigénétique, mais aussi un soldat blessé en Afghanistan, un ouvrier maître d’apprentissage de l’usine Schrader de Pontarlier (Doubs), le principal d’un collège de zone prioritaire à Nanterre (Hauts-de-Seine), un fonctionnaire de police de la brigade de recherche et d’intervention de Marseille, un gendarme mobilisé lors des inondations meurtrières du Var, un sapeur-pompier mobilisé pendant la tempête Xynthia et un chef d’entreprise qui a relocalisé à Dreux (Eure-et-Loir) son usine de fonderie de fonte jusque-là en Chine.

    Ce 14 juillet 2010, ce sont ces douze femmes et hommes qui ont été invités au déjeuner organisé en remplacement de la traditionnelle garden party, annulée cette année pour cause d’économie budgétaire. Douze Français et Français qui « ont été distingués pour leur travail et leur courage ». Car, ainsi que le rappelait Carla Bruni-Sarkozy, à l’issue du défilé militaire sur les Champs-Élysées, « c’est à cela qu’un jour national doit servir (…), mettre la lumière sur d’autres personnes ».


    14juillet

    Cette année, le défilé militaire du 14-Juillet, était marqué par deux anniversaires, les 100 ans de l’aéronavale et les 50 ans de l’accession à indépendance de treize anciennes colonies de l’Afrique subsaharienne. Ainsi, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo ont-ils vu leurs troupes défiler sous l’œil de leurs chefs d’État respectifs, installés place de la Concorde. « C’est le lien du sang que nous célébrons, le lien né de la contribution des troupes africaines à la défense et à la libération de la France », avait écrit le président français dans un message adressé aux participants, en rappelant : « Des milliers de soldats venus d’Afrique sont morts pour la France lors des deux guerres mondiales. » Une rencontre qui avait pour but « de célébrer la force des liens que l’Histoire a tissés entre nos peuples. Et la force de cette rencontre, c’est de construire ensemble notre avenir. »

    La veille, Nicolas Sarkozy s’entretenait avec les treize chefs d’État africains représentés. Et Carla Bruni-Sarkozy, en présence de Michel Kazatchkine, directeur exécutif du Fonds mondial contre le sida, le paludisme et la tuberculose, recevait leurs épouses pour une réunion amicale et de travail autour du thème de la santé en Afrique. Car entre l’ambassadrice du Fonds mondial contre le sida et l’Afrique, il y a un lien, comme le rappelait Jean-Claude Narcy, lors d’une interview après le défilé militaire : ses déplacements au Burkina Faso et au Bénin pour sensibiliser à la question de la transmission du virus du VIH de la mère à l’enfant. Un engagement évoqué par le journaliste, avant d’aller recueillir avec la Première dame de France les témoignages des conjoints de soldats français partis au front. Des personnes qui méritent aussi la lumière.


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